vendredi 12 décembre 2008

Du simple bonheur d'un peu de soleil

Imaginez ... Vous vous réveillez le matin; quoi qu'on en dise, il est encore tôt (7h), et vous êtes un peu bougon à l'idée de devoir aller travailler, en ce matin de décembre...
Un soleil timide perce au travers des rideaux; timide, mais il vous fait sentir qu'il faudra compter avec lui aujourd'hui!
Une douche rapide, et vous vous apprêtez à franchir la porte pour aller prendre le petit déjeuner.
Dehors, ce même soleil encore hésitant vous enveloppe doucement de ses premiers rayons, et une petite musique venue de nulle part vous trotte dans la tête.

Déjeuner pris, retour à l'appartement pour vous laver les dents; vous prenez votre sacoche d'ordinateur sur l'épaule et vous partez courageusement à l'assaut de la rue, dans l'espoir de trouver rapidement un tuktuk aimable, connaissant la destination dont vous murmurez timidement (et mal) le nom en un hindi approximatif;
Le soleil est devenu encourageant, il vous réchauffe le dos tandis que vous gagnez le portail de la résidence, puis doucement le visage lorsque vous attendez, presque désespéré, le long de la route, avec un bras levé pour attirer lesdits tuktuk.
Un petit véhicule jaune et noir s'arrête enfin à votre hauteur et son chauffeur penche sa tête moustachue vers vous d'un air interrogatif: vient le temps de la négociation, et ce matin, pas de quartier!

Quelques secondes plus tard; marché conclu, vous vous installez donc: le bas de votre dos entre en contact avec le cuir du siège, tout chaud de soleil, c'est très agréable!
Sur la route, le soleil, bien plus sûr de lui qu'au réveil, entre par les côtés du tuktuk pour vous baigner de sa lumière chaude et réconfortante;
C'est parti pour 20min de cache cache: vous êtes bien calé au fond du tuktuk, admirant sans vraiment le voir le balais incessant des véhicules autour de vous, qui se font des politesses et obéissent à des règles qu'eux seuls connaissent;
Le soleil, vous l'appréciez presque comme un dû lorsqu'il est là, vous le désirez lorsqu'il se cache derrière le feuillage touffu des arbres qui tapissent le côté de la route, et vous l'accueillez alors comme une bénédiction lorsqu'il fait sa réapparition après 10mètres d'absence durant lesquels vous sentez le frisson guetter; C'est un jeu délicieux.

On arrive en vue de Logica, et on prend la dernière ligne droite: une route presque droite sur un peu moins d'un kilomètre, baignée de soleil, ce soleil qui a pris maintenant possession des lieux et vous fait profiter pleinement de sa force et sa présence.
Vous chanteriez presque à tue-tête, si ce n'étais votre voisine de tuktuk qui dort, bercée par le mouvement régulier du véhicule, et que vous n'osez pas réveiller.
Il fait beau, très beau même, vous pourrez en profiter à midi, lorsque vous sortirez prendre votre déjeuner sur le toit.
C'est une nouvelle journée qui commence, et elle commence bien !


(Cubbon Park dans le centre de Bangalore)

Je vous envoie à tous un grand bout de soleil, pour terminer cette semaine, qui compte notre dernier vendredi en Inde...
Gros Bisous à tous :)

jeudi 11 décembre 2008

Semaine en Inde ... suite

On s'arrete dans un parking au milieu de nul part, en ayant vu presque encore que des taudis et plein de gens, toujours plein de gens. On s'arrete au parking car aucun véhicule polluant ne peut d'approcher de plus d'1 km du TAJ MAHAL. On prend donc un rikshau éléctrique pour aller jusqu'au TAJ MAHAL. On arrive devant une longue route avec des magasins de chaque côté et aussi une longue queue d'indien (que des mecs) au milieu : au moins 200m. Il va falloir attendre.
Notre guide (et oui un guide en plus de notre chauffeur, nous a rejoint à l'hotel) va chercher les billets d'entrée (750 roupie pour moi et 750 pour Isabelle et seulement 20 pour le guide, les indiens paient moins cher pour la visite de tous les monuments. Ce sont les étrangers qui paient plus cher). Le guide revient avec les billets. Il dit à Isabelle de le suivre. Elle va se mettre au bout de la file pour les femmes. (Grand portail avant le Taj Mahal en photo)

Comme on est fouillé pour rentrer dans les batiments, et les femmes ne peuvent que être fouillé par des femmes et dans un petit cabanon proteger du regard des autres. Je ne vous cache pas que peu de femme doivent visiter le TAJ MAHAL car la file des femmes ne fait que 5m à peine. Donc Isabelle a attendu à peu près 2 min à peine contre moi plus de 20 min. Enfin Isabelle nous attendait notre guide et moi juste après les contrôles.

Le TAJ MAHAL : alors on rentre dans une cour sur laquelle donne les trois entrées (côté est, ouest et sud). Du côté nord se trouve un autre portail. Un grand batiment décoré avec un passage au milieu. Quand on passe au milieu de ce portail, on voit apparaître le taj mahal qui se découpe, très bien cadré dans le passage. On voit alors le taj mahal sans rien d'autre autour, juste le TAJ MAHAL !!! Une magnifique tombe de marbre blanc orné de pierre semi précieuse. Une tombe certe assez imprécionnante mais juste une tombe pour une impératrice et un empereur au milieu d'un parc. Cela reste un magnifique batiment symbole de l'amour de l'empereur pour sa reine ce qui fait d'AGRA le ville de l'amour indienne. Plus de détail dans les photos.

Aprés ce batiment symolique de l'Inde, on est rapidement aller manger (il était déjà 14h30). Premier repas indien. Le guide et le chauffeur nous amène devan un restaurant (pour touriste), eux ils mangent rapidement dans leur voiture. Alors Avec Isa on est rentré, je ne sais même plus ce que j'ai pris, un plat de viande en sauce avec du riz (du mouton au curry) enfin bon tous les repas que j'ai fait était très bon, il faut juste bien boire, manger avec beaucoup de riz et les nâne. LES NÂNE (non pas toi Nane !!) ce sont les pains indiens. Il y en a à plein degoût différent. Le premier jour on a pris le fameux cheese nâne (au fromage pour ceux qui ne parle pas anglais) et aussi le gurlic (à l'ail). C'est trop bon, j'ai pris des Nâne différent à presque tout les repas. Du simple au Nâne, à celui fourré au poulet ou encore à différent légume. Un point positif pour la gastronomie indienne !!

Bon alors, sinon, le repas fini, nous somme aller prendre en photo l'exterieur du grand fort rouge d'Agra. On pouvait le visiter, mais c'était payant en plus et il n'y a rien à l'interieur. Aprés le fort, nous avons eu le droit aux magasins. Là encore c'était circuit organisé par le guide. On s'est retrouvé dans un magasin au fond d'une impasse qui fait de la maquetterie sur le marbre, en gros ils incustrent des pierres semi-précieuse dans le marbre. Comme est fait le TAJ MAHAL. (<-- Pierres semi précieuses incrustées dans le marbre du Taj Mahal) Il découpe la forme qu'ils veulent pour la décoration sur 1mm de profondeur, ils taillent ensuite les pierres semi-précieuse à la bonne forme. Il colle le tout avec une colle faite maison et ponse le marbre et les pierre avec un sorte de pierre ponce humide. A la fin les pierre semi-précieuse sont très bien encastré dans le marbre, le poncage rend le tout très lisse, on distingue à peine sous la main la séparation entre le marbre et les pierres. Ils ont donc fait le taj mahal comme ça. Cela représente un nombre d'heure pharaonique !!! Sinon ils en font aussi des tables pour prendre le thé ou des figurine. Nous en a acheté un dieu éléphant comme ça. Vous pourez le voir chez nous.

Ensuite on a eu le droit à un magasin de pierre précieuse. Isabelle a presque craqué pour des saphir je crois (mais bon c'était trop cher quand même ...) Puis retour à l'hotel à 18h. DODO aussitôt. On s'est reveillé à 21h pour aller manger (ben oui quand même ...) puis DODO jusqu'au lendemain 7h.

Le lendemain c'est direction Jaipur !!!

G.

mercredi 3 décembre 2008

Semaine en INDE

Chose promie, chose due. Je vous raconte notre semaine en INDE avec Isa.

Arrivé samedi dans l'aprés midi, Isabelle a visité en troisième vitesse les monuments de Delhi. Les monuments ferment à 17h en INDE. Du coup, Isabelle a vu rapidement une tombe d'un empereur, une immense tour et je sais plus trop quoi. Il faudra lui demander sa version des faits.

Bon et moi j'arrive plus tard dans l'histoire. Isabelle a eu le temps de passer à l'hotel, se changer, manger, puis attendre ... 22h. Là le chauffeur de taxi est passé prendre Isabelle pour l'amener à l'aéroport. Une heure de trajet. Là voici donc à 23h à l'aéroport pour m'attendre. Mon vol devait atterrir à 23h à peu prêt. Donc ell était presque dans les temps (sans vraiment compter les papiers à faire quand on arrive). Mais bon, mon vol a pris une demi heure ai début. Donc arrivé à 23h30 à Delhi. Le temps de passer les douanes : minuit. Le tempon sur mon visa est à la date du dimanche, donc c'était minuit passé. Puis le temps de récupérer ma valise, et oui elle est arrivée dans les dernières de l'avion : j'ai donc vu passé à peu près 500 baggages avant la mienne, et aussi par la même occasion attendu une bonne heure. Du coup je n'ai pu rejoindre mon Isabelle que vers les 1h du matin passé. Juste avant de pouvoir rejoindre ma Isabelle sans la toucher (car en Inde il faut pas faire trop d'effusion physique ...), j'ai du passé à travers une allèe tres longue de plein d'indiens avec des pancartes de gens qu'ils venaient chercher. Puis mon Isabelle !!!

Nous avons rejoins le chauffeur et son taxi: une grosse toyota pouvant accueillir 7 personnes si on mettaient tous les sièges, mais il n'y avait que nos deux places à l'arrière. Bref une voiture bien confortable pour les 4 jours de notre voyage dans le nord. Et donc une bonne heure de route dans Delhi, pendant ce temps j'ai pu admirer les vaches, les temples, les routes indiennes (où l'anarchie reigne ...). Enfin arrivé à l'hotel à 2h du matin passé, nous avons pu rejoindre notre chambre. Le temps de monter, de nous préparer pour dormir, d'apprendre que le reveil sonnerai le lendemain à 6h pour un départ à 6h30 (donc 3h de sommeil) et hop au lit !!! (et encore nous avions gagné une demi heure à cause de l'heure tardive du couché : merci HOM. Hom c'est notre chauffeur en fait.)

Dimanche matin, 6h reveil, bon ok c'est Isa qui s'y coule et se reveil en première. Le temps qu'elle prenne sa douche puis me reveille, que je fasse mes ablutions et 6h30 dans la voiture en direction d'AGRA la ville du TAJ MAHAL. Juste 4h de voiture. Une première pause à 8h pour le petit dejeuner sur la route, et vers 10h30 nous avions eu le droit de nous arreter devant un grand temple blanc sensé être sur le lieu de naissance de KRISHNA, le dieu humain indien.
Le long de la route, beaucoup de taudis, peu de maison en bonne état. De long en loin des petits ou grand temples toujours en bon état eux. Et plein de gens partout. Pauvre pour la plupart. La route n'est pas vraiment en très bon état. Des trous un peu partout, les lignes blanches le long de la route evite les arbres qui ont poussé jsute sur le côté un peu trop près. Et des travaux un peu partout, pour ces travaux, pas beaucoup de grosse machine, mais elles sont remplacées par juste beaucoup d'homme. Dix hommes creusent aussi bien, peut être pas aussi vite, mais bon, qu'une pelleteuse.

11H20, on arrive à Agra. Juste avant d'arriver à l'hotel, nous avons croissè une voie ferrée et un train qui allait passer: les barrière baissée quoi. Bon cela n'empêche pas tous les scooter de passer sous les barrière pendant au moins 5 min. Pendant ces même 5 min, des deux côtés de la voie ferrée derrière les barrières, les routes sont blindés de monde : vélo, scooter, moto, voiture, camion. Et comme il ne connaisse pas l'utilité des deux voies, à gauche pour un sens et à droite dans l'autre, les deux voies de deux côtés sont noires de véhicules. Du coup aprés le pasage du train, ben ça été un beau bordel ...
12h arrivé à l'hotel. Cet hotel sera comme le premier : bien! Un bon lit, une salle de bain avec baignoire (ce qui est rare d'après Isabelle), une télé avec plein de chaîne. Donc 12h en s'enregistre à l'hotel. 12H30 on est de nouveau dans la voiture, objectif le TAJ MAHAL !!!!

G.

vendredi 7 novembre 2008

Un WE dans le Kerala ...

Nous décidons de passer le WE du 26 dans le Kerala, qui est une région au sud ouest de Bangalore, et dont on nous a vanté la beauté naturelle.Nous y passerons donc 3 jours, le lundi étant férié pour cause de fête religieuse du nom de Diwali, et ce jour nous ayant été gracieusement accordé par nos chefs.
L'objectif est de visiter les canaux et leurs alentours en nous promenant sans effort dans un "boathouse" au sein des "Backwaters", comprenez une maison sur un bateau.

Le taxi qui nous emmène à l'aéroport est le plus confortable jamais emprunté, c'est une Logan, l'intérieur est propre, silencieux et douillet, légèrement parfumé; le parfum est certes artificiel, mais propice à l'éveil doux et progressif de nos sens à l'aube naissante de ce samedi.Si tôt (il est 4h), nous croisons peu de monde sur la route, hormis les chanceux comme nous qui peuvent s'offrir un WE en dehors de la ville, et que nous accompagnons jusque l'aéroport.Sur le chemin, nous voyons très peu de signes visibles d'activité. de loin en loin, les lumières des chantiers d'habitation s'allument et brillent, laissant apparaître en ombres chinoises les silhouettes des ouvriers matinaux qui s'étirent longuement avant de se mettre à l'ouvrage; au rond point, on aperçoit le fantôme d'un tracteur qui s'éloigne lourdement et silencieusement dans la nuit, figure improbable en pleine journée, mais à laquelle la nuit finissante confère une majesté certaine.La ville s'éveille doucement; d'ici quelques heures, elle bourdonnera de l'agitation harmonieuse et incessante de ses habitants.
Nous gagnons la voie rapide qui s'étire en dehors de la ville vers la promesse d'un WE sous des cieux plus cléments (il pleut à Bangalore); mes compagnons de route ont cédé au sommeil, je prendrai certainement leur relais dans l'avion!

L'avion est annoncé à l'heure, et après tous les contrôles d'usage (qui semblent très nombreux et rigoureux, mais qui ont certainement un pouvoir plus dissuasif que réellement sanctionnant), nous montons enfin dans l'avion. Celui-ci nous dépose une heure plus tard dans l'aéroport de Cochin, où nous attend notre chauffeur envoyé par l'agence avec une pancarte à notre nom (la classe!). Ici il fait plutôt beau, le soleil timide de cette matinée est malgré tout prometteur, il sèchera vite les dernières traces de pluie que nous apercevons au sol.

La voiture nous emmène vers la ville même de Cochin, que nous avons le temps de visiter avant de nous rendre à l'embarcadère.Il s'agit d'une ville réputée historique, et nous établissons un parcours de santé léger:
- d'abord le port de pêche, avec ses grands filets bleus que les pêcheurs finissent de nettoyer, à peine accrochés aux mâts, se balançant en équilibre précaire au dessus du vide;et leurs vendeurs qui présentent le poisson encore frétillant aux acheteurs touristes comme nous, ou aux connaisseurs et autres cuisiniers des grands restaurants du coin;
- ensuite un magasin supposé nous présenter des vêtements indiens et toute une quantité d'objets associés, mais qui nous déçoit beaucoup, parce qu'il n'est en fait qu'une fausse boutique bohème où seuls les riches touristes peuvent trouver leur bonheur;
- puis une église catholique, très simple, au sein de laquelle le fidèle est prié d'ôter ses chaussures, comme dans la plupart des lieux saints ici;
- puis le quartier juif de la ville, très touristique, avec ses milliers de petites boutiques alignées dont le propriétaire est planté sur le pas de porte, à l'affût du client étranger;Ces propriétaires savent repérer les flâneurs indécis, et en un clin d'oeil, vous font réaliser que, oui! vous aviez toujours rêvé de cet éléphant en marbre à 5000 rupee, pour pouvoir l'offrir à votre tante que vous n'avez pas vu depuis longtemps (on dirait presque qu'il connaît la famille!), et ça tombe bien, il est dans son magasin!Et comme vous êtes sympathiques, il vous fait une ristourne, sans même avoir besoin de demander, l'éléphant choit à 3500 rupee!Il faut donc faire preuve de beaucoup d'habileté pour échapper sans dommage à ce genre de pièges, et nous nous y employons de notre mieux pendant 2 bonnes heures...
- pour finir, la synagogue du quartier; pour y rentrer, il faut être vêtu correctement: un "chasseur" détecte et dénonce le moindre bout de chair qui aurait l'audace de dépasser.Aurélie et moi (on nous reproche toujours d'avoir 3000 bouts de tissus qui traînent partout, pour le coup ça a bien servi!) nous habillons donc pour rentrer, tandis que les garçons (en bermuda et tongs) nous attendent dehors.L'intérieur est très différent d'un église catholique: aucune représentation de la divinité; au plafond pendent des dizaines de candélabres, qu'on imagine allumés de nuit dans une farandole de lumières joyeuses au dessus des têtes des fidèles;la pièce, unique, est relativement petite, avec une sorte de chaire en bois en son centre, tournée vers l'autel principal, caché à nos yeux impurs par un lourd tissu bleu roi. Le long des deux murs de côté courent des bancs de bois très simples, certainement prévus pour soutenir les croyants fatigués.Une mezzanine, à laquelle nous n'avons pas accès, semble offrir quelques rangs de bancs en bois supplémentaires, probablement réservés aux fidèles notables de la ville.L'ensemble est très paisible, peu décoré hormis les lustres, mais dégage une sorte de richesse dans la simplicité, tout à fait remarquable.

Le temps file, avec toutes ces découvertes, et le chauffeur nous fait signe qu'il est temps de gagner le bateau. Sur la route qui y mène, de nombreux monticules bruns clairs de ce qui semble de loin être des graines tapissent le bas côté; dans les champs voisins, les paysans s'affairent, de l'eau jusqu'aux mollets, courbés en deux pour atteindre la racine des plants.Le chauffeur, voyant notre intérêt pour les choses, s'arrête obligeamment, et va nous chercher le précieux contenu: c'est du riz!Il est encore dans sa cosse, que nous nous empressons maladroitement d'enlever, pour découvrir un grain de riz presque blanc, tout a fait prêt à la consommation!

Après avoir soigneusement rangé ces précieuses graines d'or, nous reprenons la route pour arriver quelques instants plus tard en vue de l'embarcadère où nous devons trouver notre bateau.Le bateau en question est constitué d'une sorte de paille solide tressée qui défini les courbes et les arceaux de notre habitation pour 3 jours. Le capitaine et un homme de l'agence de voyage nous accueillent avec forces révérences, et nous font visiter les lieux: à l'intérieur, 2 chambres, avec chacune une micro salle de bain;Une sorte de salon-salle à manger est constituée sur le pont. Le tout est en bois et plutôt joli.
Après validation de notre part, le bateau quitte donc le quai, et nous voilà partis pour 3 jours de balade sur les canaux, une noix de coco à boire à la paille chacun :)

Pendant ces trois jours, nous ne faisons pas grand-chose. Nous nous levons pour le petit déjeuner, préparé par le cuisinier du bateau, nous paressons sur le pont dans les fauteuils en regardant défiler les rives.Ces rives sont d'ailleurs riches en évènements et en tableaux colorés: de loin en loin, des femmes battent le linge avec une énergie qui force l'admiration;un homme qui prend son bain est méconnaissable sous le savon qui le couvre entièrement de blanc;le vendeur de crevettes de 50cm de long passe dans sa pirogue le long du bateau, nous montrant ses prises au passage, espérant s'attirer ainsi des clients généreux;des églises dressent fièrement de place en place leur clocher bleu ciel ou rose pâle;les enfants qui nous voient passer nous font de grands signes en nous adressant un retentissant 'Hi' souriant, auquel nous nous faisons toujours un plaisir de répondre sur le même ton;nous traversons lentement et silencieusement de grands lacs à la surface tranquille et imperturbable, sur laquelle se meuvent d'autres bateaux dont les occupants nous regardent avec autant de curiosité que nous les regardons.

Notre première nuit fût un peu plus agitée que les journées, et pour cause: une fois la nuit tombée, la lumière du bateau attirait bien trop d'insectes suceurs de sang français et autres paludismes ambulants; nous décidons donc de rentrer jouer aux cartes à l'intérieur;Nous allons donc dans la chambre des garçons, et nous installons tous pour jouer.L'heure avançant, vient le temps pour les filles de regagner leurs pénates, afin de profiter de la journée du lendemain.Je me lève donc pour sortir, et vais pour ouvrir la porte, quand, stupeur! un CAFARD me saut presque dessus! Et pas n'importe quel cafard, un cafard qui fait bien 10cm de long (sans mentir, il était bien gros), et qui malgré sa taille imposante, n'en est pas moins rapide, le bougre!Pour moi, pauvre fille des villes, le dégoût est immédiat! Je saute "élégamment" sur le lit en exhortant "calmement" les garçons à prendre leur rôle en main!La bataille fut longue, mais victorieuse pour Aurélie et Arnaud, qui nous ont courageusement sauvés d'une mort certaine à coups de tatane sur tous les murs de la chambre.Le répit fut de courte durée... Une fois l'agitation de la victoire retombée, et avec elle le silence, nous nous apercevons avec effroi que quelque chose (quelque chose de gros au vu du bruit), gratte au coin du mur extérieur, probablement dans l'espoir d'entrer par ce biais dans le bateau!

Il devient alors évident pour moi que si je veux rester en vie, il faut regagner notre chambre, et dormir vite avec les yeux fermés très forts...
Aurélie, comprenant bien que la peur me paralyse plus ou moins, prend son courage à deux mains et décide d'ouvrir la voie vers notre chambre.Elle fait quelques pas dans le couloir, et reviens rapidement avec les yeux grands ouverts, et un rire jaune au coin des lèvres..."Je crois qu'il y a quelque chose dans le couloir, j'ai marché sur un truc mou, puis dur, je crois que c'était une main!".
Bon.
Nous voilà bien.
...
Raisonnons: le mécanicien, ou le cuisiner, dors probablement dans le couloir, emmitouflé dans sa moustiquaire... Mais nous devons passer!Impossible bien sûr de l'enjamber, le couloir est très étroit ...Il nous faut donc le réveiller, et nous n'en sommes pas très fiers ...
Nous regagnons donc finalement notre chambre, un peu tremblantes, et installons rapidement la moustiquaire au dessus du lit, avant de nous coucher.La vision des cafards me hante encore, et je m'endors d'un sommeil agité... vivement le lever du soleil!
La seconde nuit se passe mieux; nous décidons de jouer dans notre chambre, histoire que ce soient les garçons qui aient à se déplacer cette fois ci.Pas de cafard à l'horizon, et nous nous couchons rapidement, chacun sauf chez soi.

Les repas durant ces trois jours sont divins! Le cuisinier nous prépare des plats de sa région, et il en fait beaucoup!Chaque déjeuner et dîner est composé d'au moins 3-4 plats de légumes cuisinés, jaunes, verts, rouges, de riz, de chips faits "bateau".L'aspect visuel est plutôt engageant, et le goût est simplement propice à un ravissement des papilles.Les petits déjeuners, quant à eux, sont plus frugaux que ceux auxquels nous sommes habitués depuis 2 mois: 2 oeufs durs, 4 tranches de pain de mie avec du beurre et de la confiture, des fruits, et du thé.Pour chaque repas, le bateau doit s'arrêter. Et à chaque arrêt, les enfants qui passent a proximité du bateau nous saluent timidement, avant de nous demander si nous n'aurions pas un stylo pour eux.Nous nous retrouvons bien bêtes de ne pas pouvoir répondre à cette demande si simple, et qui leur aurait fait tant plaisir... c'est juré, pour la "prochaine fois", nous aurons de quoi faire!

Nous avons la chance, pendant ces 3 jours, de n'avoir pas trop de pluie. Nous avons même parfois le plaisir de faire une sieste au soleil :)Lorsque le retour se fait sentir, nous sommes tous à la fois contents et un peu déçus de quitter un tel calme; cette garantie de farniente si paisible va certainement nous manquer...C'était notre dernier WE tous les 4 ensemble, et nous sommes malgré tout heureux que notre "cohabitation" se termine sur une aussi bonne note de détente :)

Le Kerala est vraiment une région magnifique, très verte, très tranquille, dont nous garderons un très "vif" souvenir! :)

A bientôt!

jeudi 23 octobre 2008

Premières impressions ... retour en Inde

Je retrouve avec plaisir l'exercice de l'écriture, après 2 jours de ré acclimatation...
Pour situer les choses dans leur contexte, j'ai passé 2 semaines en France à mon retour d'Inde.
Une semaine au boulot, une semaine de vacances avec mon amoureux :).
Et puis il a fallu préparer le retour...

Avant le départ, l'art du remplissage de la valise est un exercice périlleux, que je croyais maîtrisé.
Ma nouvelle valise (je confirme, elle est esthétique ET fonctionnelle) rempli son office, elle contient fièrement mes 23 kilos de bagages, parmi lesquels on trouve en vrac, hormis les vêtements: 4 saucissons, 1 camembert, 1/4 de jambon de pays, 2 bouteilles de vin rouge, une bouteille de rinquinquin (merci GG), un énorme paquet de M&M's, 4 plaquettes de chocolat, une boite de petits desserts de Lindt, et des chewing-gum.
Ceci constitue la panoplie indispensable à la survie en Inde.
Évidemment, tout n'est pas pour moi, loin s'en faut; je me suis réservé un saucisson, rien de plus :)
Le reste sera réparti entre mes collègues français (qui attendent ma venue avec impatience, vous comprenez pourquoi), mes collègues indiens (chocolat), et quelques connaissances indiennes (le vin).

Je vous passe le trajet en avion. A la descente, après récupération des bagages (imaginez mon émotion de voir ma nouvelle valise venir vers moi sur le tapis roulant, contenant toujours son précieux chargement), je sors de l'aéroport.
La première chose qui me saisit, c'est l'odeur très nette que je peux sentir.

Je n'ai pas beaucoup parlé des odeurs au cours de mes digressions sur nos diverses expériences en Inde.
C'est pourtant une composante indissociable de tout ce qui constitue l'Inde. Les odeurs sont présentes partout, pas toujours agréables, vous vous en doutez, mais très révélatrices du genre d'endroit dans lequel vous vous trouvez.
Par exemple, dans les halls d'hôtels un peu classe, ça sent toujours légèrement le parfum de fleur (souvent le jasmin, fraîchement coupé);

L'odeur qui me saisit en sortant m'évoque un mélange de poudre pour bindi (le petit point sur le front), de cuir, de henné peut être; c'est une odeur qui m'évoque l'ambiance des temples de quartier, la chaleur des indiens.
Elle me donne envie de couleurs et de vie; elle me donne l'impression que je ne suis jamais partie.

Je suis de retour en Inde !

jeudi 2 octobre 2008

Dernier jour en Inde ...

Ce matin, je me lève doucement, à 8h. C'est mon dernier jour ici...Depuis hier, je suis "toute seule" dans l'hôtel: Pierre et Aurélie sont aux Maldives, Arnaud et sa mère en WE à Pondichéry.

Je n'ai pas trop le moral, curieusement ... bien sûr, je suis plus que ravie de rentrer, je vais enfin revoir tous ceux qui m'ont manqué !!!!!!Mais d'un autre côté, je vais quitter ce petit monde si particulier auquel je me suis plutôt bien fait ces deux derniers mois.Je crois que l'ambiance de l'Inde globalement, et surtout celle de BAngalore, va me manquer. Cette espèce de nonchalance permanente qui fait oublier le temps, cette vision optimiste des choses de la vie qui fait que malgré le peu de choses que les indiens ont, ils trouvent toujours des millions de raisons de faire la fête malgré tout.


Je ne suis pas en vacances aujourd'hui, je travaille tranquillement à l'hôtel, puisque c'est jour férié (comme hier).Je profite d'être sur place pour faire tranquillement ma valise.Moi qui faisait la maligne à l'aller avec mes tous petits 15,6kg, je pense que je vais pleurer au retour : il a fallu que je m'assoies sur ma valise pour pouvoir la fermer!Enfin, le principal c'est d'y être parvenu!
Presque 18h, la lumière dehors faiblit, l'ambiance devient sombre, il se met à pleuvoir, il commence même à faire orage... triste reflet de mon humeur du moment, mais d'un côté, je n'aurai pas le regret de quitter un pays ensoleillé :)


Allez, fini de s'apitoyer sur son sort, j'ai été payer l'hôtel (ce qui a encore été épique, dans le style: je te fais payer deux fois la même chose et en plus tu râles ?), je finis les petits travaux qu'il me reste avant de remballer mon pc.Le taxi vient me prendre à 22h30, l'avions décolle demain matin à 1h50 ... J'espère que nous n'aurons pas trop de retard... mais dans tous les cas, je dormirai dans l'avion !!!Demain, je suis à Toulouse !!!!!!!!!!!!!!!!!!


Prochain article avec mes impressions en rentrant !!!!!!


Merci à tous ceux qui ont eu la patience de me lire jusqu'au bout, malgré mon inconstance.

Gros bisous à tous, et à bientôt !!!

Un WE dans la région de Coorg ...

Le WE du 25-26, nous décidons d'aller visiter la région de Coorg, au sud ouest de Bangalore, qui est surnommée l'Ecosse indienne, avec Arnaud, Pierre et Aurélie.Il s'agit a priori d'une région plutôt humide, et donc très verte.Nous comptons y trouver des plantations de thé et de café, des champs de récolte de miel, et des rizières.Les garçons pensent pouvoir jouer au golf et pêcher (chacun son truc!).


Le départ est fixé à 5h, ça nous semble raisonnable au vu des horaires que nous avons déjà fait pour d'autres WE.Nous nous retrouvons donc en bas, et montons dans le taxi; nous avons la joie de retrouver notre chauffeur de Pondichéry, qui, malgré le fait de ne pas toujours nous avoir bien aiguillé, a bien le mérite d'être vraiment très gentil!Cette fois-ci, nous avons tous emmené notre oreiller pour pouvoir s'installer au mieux dans la voiture.


Nous arrivons dans la région de Coorg, dans la ville de Madikéri, aux alentours de 10h30.Comme d'habitude, le premier objectif, c'est l'hôtel. Nous mettons bien 30min avant d'atteindre l'hôtel en question, qui est haut perché dans les hauteurs; on y accède par de petites routes sinueuses qui passent au milieu des rizières d'un vert surprenant.L'hôtel en question est agréablement surprenant: nous avons cette fois-ci la chance d'avoir un rideau de douche dans la salle de bain !!!!!!Du fait du départ un peu tôt ce matin, nous n'avons pas petit déjeuné... nous devons donc tester ce que nous propose l'hôtel; au menu, des oeufs sur le plat et les toasts qui vont avec, du thé, un jus de fruits frais, des céréales... et d'un coup, tout va mieux :)


Après installation, nous partons pour visiter un fort qui se trouve à juste 5 min à l'hôtel.Nous pensions trouver un immense fort, du genre fortification contre l'ennemi, mais en réalité le tout ressemble à une sorte d'ancien monastère carré, organisé autour d'une cour centrale.L'ensemble est maintenant investi par des services publics du gouvernement.Le jardin qui l'entoure contient dans un coin deux sculptures d'éléphants assez effrayantes, du fait de leurs yeux blancs qui nous regardent fixement...Un peu plus loin, une petite porte nous amène dans une autre cour intérieure sur le côté de laquelle nous voyons un temple bleu tout simple.Nous continuons notre tour pour nous retrouver devant une ancienne église transformée en musée. A l'intérieur, quelques pièces sculptées de divinités en pierre, quelques vêtements d'une époque lointaine, et un tigre empaillé, à la fois effrayant de par son état, et magnifique.


Nous décidons ensuite de nous rendre à un temple tout proche également, curieusement un des rares temples de la région mentionnés dans les guides.Le devant du temple est constitué d'une sorte de lac carré dans lequel nous apercevons une carpe énorme, qui, nous l'apprenons ensuite, a été postée là pour nettoyer l'eau du lac!Du temple en lui même, nous ne verrons pas grand-chose, puisqu'il est fermé à l'heure où nous arrivons. Nous en faisons quand même le tour, mais il n'y a rien de vraiment intéressant à voir.


Sur le chemin du retour à l'hôtel (oui, ça ne fait que 3h que nous avons mangé, et nous avons faim), nous nous arrêtons au "Raja's seat", un jardin jadis constitué pour le Raja, qui aimait passer du temps à contempler la vue magnifique qui lui était offerte depuis un siège placé juste au bord de la colline.On peut voir toute la vallée d'ici, une vallée incroyablement verte et paisible, comparé au reste de ce que nous avons vu de l'Inde. Des rizières et des forets entières se déploient sous nos yeux.Nous nous asseyons donc bien 30min tranquillement sur les bancs prévus à cet effet, qui font face à cette merveille de quiétude. On comprend bien le Raja !!


Après manger, nous nous arrangeons avec le "travel desk" de l'hôtel pour nous trouver un guide qui pourra nous emmener dans les plantations de thé et de café.En sa compagnie, nous nous enfonçons dans les collines qui entourent Madikéri, à la recherche de plantations de café.Nous traversons un pont, au bord duquel nous trouvons un "lemon tree" dont les feuilles sentent très fort et très bon le citron; Nous continuons de marcher un peu dans ce paysage enchanteur et tellement reposant! C'est vert partout, il n'y a presque aucun bruit alentour, mis à part les quelques vaches qui broutent tranquillement dans d'anciennes rizières transformées en champs de pâture.Nous passons sous une arche de verdure, puis nous apercevons notre (en tous cas "mon") premier plant de café !!!


Nous traversons ainsi toute la plantation, apercevant au passage des plants de "Robusta", d'"Arabica", d'ananas, de poivre, de bananes, et une curieuse cucurbitacée minuscule.Toute la plantation est en sous bois, il y fait frais malgré la chaleur au soleil, c'est très agréable!


Une fois sortis de la plantation, le guide nous propose de descendre jusqu'à une cascade a priori connue de la région.Nous descendons doucement à pied par la route, il n'y a pas beaucoup de voitures, et puis ca nous permet de profiter du paysage offert par l'à-pic.La cascade est un peu cachée, il faut descendre beaucoup et s'enfoncer dans les bois pour la trouver, mais elle en vaut le coup!Elle fait bien 10 à 15 mètres de large à sa chute (ça n'est pas les chutes d'Iguaçu, mais on fait avec!).Avant d'y arriver, nous croisons des dizaines de jeunes gens qui semblent s'acharner sur leurs pieds humides avant de remettre leurs chaussures, et il nous revient en tête les recommandations de notre collègue Praveen: penser à prendre des chaussures fermées pour éviter ... les sangsues !!!Nous sommes prudents, aucun d'entre nous n'était en tongs ce jour-là!


Nous contemplons donc les chutes, sans s'approcher; il est interdit de descendre près de l'eau, probablement du fait des petites bêtes suceuses de sang... le mystère de la baignade des jeunes gens que nous avons croisés en route reste entier!Pour remonter à notre point de départ, le guide nous propose de prendre une route pittoresque, en coupant à travers les bois.L'esprit aventureux, ni une ni deux, nous sautons sur l'occasion, sans savoir ce qui nous attend:Une pente à au moins 80% sur 10km (oui, d'accord, j'exagère un peu, mais c'était pentu, et long!), avec des sangsues partout par terre, vivantes, et à l'affût de nos tendres petites chaires, le tout parcouru a moitié accroupi pour éviter les branchages qui nous fouettent en passant, mais en sautant quand même de temps en temps, pour escalader les troncs d'arbres tombés sur le chemin;Evidemment, je vous passe l'étroitesse dudit chemin, sur lequel par endroit nous ne pouvons vraiment poser qu'un seul pied, en regardant avec appréhension le gouffre qui s'ouvre à notre droite ...Nous n'avons perdu personne, et c'est le principal n'est-ce pas ?!


Pour terminer ce parcours du combattant, nous devons passer un "pont" fait de deux troncs d'arbres reliés entre eux par de petites branches disposées à intervalles réguliers de 50cm environ, et le long duquel court un câble en fer, histoire de sécuriser le tout ... Passage obligé au dessus des eaux rugissantes qui alimentent la cascade maintenant lointaine.Pour ceux qui connaissent mon appréhension du vide, vous comprendrez bien que j'étais servie!Mais je suis quand même passée, sans traîner, sans faire la fanfaronne, l'important étant d'arriver de l'autre côté!


Pff, journée éprouvante et sportive au final! Nous avons même croisé des araignées impressionnantes, et des escargots rouges presque de la taille d'une main!Nous allons donc nous coucher fatigués, mais heureux!


Le lendemain matin, nous prévoyons de nous rendre dans une réserve d'éléphants, qui, sur le papier, promet une ballade à dos de bête!!!Nous nous levons aux environs de 7 heures pour pouvoir y être suffisamment tôt pour en profiter; Evidement, nous embarquons les oreillers avec nous, histoire de finir notre nuit sur le trajet :)A l'arrivée, nous nous trouvons face à un cours d'eau, dans lequel sautent joyeusement des dizaines d'indiens, prudemment munis de gilets de sauvetage ...(Il faut savoir que contrairement à nous, les indiens n'apprennent pas à nager à l'école, et il y a nettement moins de maisons qui ont une piscine que par chez nous ...)

Nous préférons affréter un bateau pour nous rendre de l'autre côté, où nous attendent les éléphants!


La traversée est rapide, 5min a peine.Nous débarquons, et apercevons déjà un éléphant! Déception, il est entravé sévèrement.Nous verrons ensuite de nombreux éléphants, mais tous entravés à l'aide de grosses chaînes métalliques qu'ils traînent derrière eux lourdement.J'avoue être un peu déçue de ce que nous voyons, nous nous attendions à une sorte de réserve un peu sauvage, mais en réalité il s'agit d'un commerce industriel bien huilé qui met à profit l'intérêt des gens pour les éléphants;Les maîtres de ces éléphants leur font faire toutes sortes de figures, on se croirait au cirque, et ils les dirigent à l'aide d'un bâton terminé par un crochet métallique qu'ils enfoncent derrière l'oreille de l'animal pour le diriger ... un peu cruel à mon goût.


Ne voulant pas nous être déplacés pour rien, nous profitons malgré tout de la balade, mais mon coeur n'y est pas vraiment vraiment. C'était ceci dit une expérience à tenter!Nous assistons ensuite à leur bain dans la rivière, qui, à voir de notre point de vue, semblait nettement plus agréable: les éléphants sont couchés dans l'eau, et se font frotter le dos, les jambes, la tête, tout ce qui dépasse, par leur maître.Ils ne protestent même pas, ils ont l'air bien!Pierre, soucieux de communier avec la nature, et ayant très envie d'un bain, saute dans l'eau sans attendre et fait quelques brasses sous l'oeil incrédule des indiens qui attendent le prochain bateau sur la rive.


Au retour de cette petite balade, nous décidons de partir à la recherche des fameux plants de thé, pour faire le pendant au café.Le chauffeur prend ses renseignements, et nous voilà partis!Dans le genre "aventure de fin du monde", je crois que nous avons atteint un certain niveau:Plus nous nous enfoncions dans la "jungle", plus les gens que nous croisions nous disaient que les plantations étaient proches, mais nous ne les atteignons jamais ... et plus la route se dégradait: nous sommes passés d'une route goudronnée à une route en terre, puis à une route constituée de gros cailloux sur laquelle le chauffeur faisait avancer doucement la voiture, cahin caha ...Au bout de quelques kilomètres infructueux, nous décidons de faire demi tour ??? Il ne s'agirait pas de se retrouver coincés ici à la nuit tombée, simplement parce que la conduite serait trop dangereuse!Au final, nous repassons devant des plants secs et coupés que le chauffeur nous avait montré au début de notre périple: ce seront les seuls plants de thé que nous verrons du voyage (mauvaise saison sans doute ...)


Au retour, nous nous arrêtons à une réserve de bambous, malheureusement fermée du fait de l'heure (il est 18h, un dimanche).Le chauffeur, voyant notre désespoir, négocie avec le garde à l'entrée pour nous laisser entrer rien que 5min, ce que nous faisons; le temps de constater que la nuit tombe vite, que le pont pour accéder à la réserve est suspendu et balance quand même un peu, et nous voilà de nouveau dans la voiture, oreillers sur la joue, prêts pour le voyage de retour vers Bangalore.


Dernière petite frayeur du WE, nous faisons près de 30 kilomètres sur la réserve, tous inquiets à l'idée de devoir pousser ... Au final, nous trouvons une pompe à essence, et rentrons sains et saufs, fatigués mais encore une fois ravis, de ce petit WE dans la région verte de Coorg ...


Bisous, a bientôt!!

Un WE à Pondichéry ...

Le WE du 6-7 septembre, nous décidons de nous consacrer à la découverte de la ville portuaire, ancien comptoir français, j'ai nommé Pondichéry!Le WE dernier sont arrivés à l'hôtel 2 français, Pierre et Arnaud, qui ont le même âge que nous; ils viennent de Paris, de Logica, et sont ici pour 2 mois, tout comme nous!Nous accrochons rapidement, ils ont la même soif de découverte du pays que nous, et à peu près la même conception de la chose.Nous leur proposons donc de les embarquer dans notre voyage: en effet, quoi de plus a propos que d'aller à 4 français à la rencontre de cette ville "française" ?


Tous nos collègues nous ont dit qu'on y croiserait une quantité significative de français, que nous pourrions parler français à tous les coins de rue...Nous avons hâte de constater de nos propres oreilles!Il nous est raconté qu’à Pondichéry, certaines familles installées depuis suffisamment longtemps pour figurer dans les registres séculaires de la mairie, bénéficient de ce fait gracieusement de passeports français pour tous leurs descendants identifiés comme tels.Du coup, on s'attend presque à voir de très anciennes demeures coloniales, de très vieilles maisons de famille, des habitants très français déambuler dans les rues ... nous n'allons pas être déçues!


Avant le départ, une polémique est levée: le temps de trajet!Pondichéry est à 300km de Bangalore vers l'Est. Certains de nos collègues nous parlent d'un trajet de 10h, d'autres de 5h seulement... qui croire ?La collègue qui nous organise le voyage est formelle, et nous "impose" un départ à 5h, estimant que ce sera largement suffisant.Nous sommes bien forcés de nous incliner...


Le samedi matin donc, nous retrouvons nos collègues français dans le hall de l'hôtel, les yeux encore tout collés de sommeil (nous ne sommes pas mieux).Le taxi cette fois ci n'est pas une indicab, mais plutôt une sorte de break très spacieux: nous allons pouvoir bien dormir !!!Nous dormons donc consciencieusement pendant tout le trajet.A l'arrivée à Pondichéry, nous émergeons doucement, pour apercevoir les premières traces de la ville:une sorte d'arche blanche portée par deux colonnes grecques, sur laquelle on distingue le nom de la dite ville. Nous y sommes donc!


Première étape, trouver l'hôtel pour nous enregistrer, poser nos bagages, etc... (C’est la même routine partout!).Nous avions demandé à Hureen (qui s'occupe de la logistique, qui a réservé pour notre WE) un hôtel sans prétention, parce que pour une seule nuit, nous n'avons pas besoin de plus qu'un lit et une salle de bain.Nous nous retrouvons devant un hôtel immense, 3 étoiles ...Il s'avère que l'hôtel ne vaudra pas tellement mieux que celui du WE à Hampi (avec le cafard si vous suivez bien ?), un peu décevant, mais au moins, nous avons bien dormi!


Qu'à cela ne tienne, nous avons tout plein de choses à voir dans cette ville! Tellement de choses, qu'il nous faut d'abord passer à l'office de tourisme pour se faire préciser les endroits à visiter, et aussi trouver une bonne carte de la ville.Nous tenons a visiter le quartier français, cela va de soi.

Il se trouve en bordure d'océan, où le chauffeur (Ravindra) nous dépose gentiment.Renseignements pris, itinéraire tracé, nous nous mettons en route, le long de la "plage".En réalité, il s'agit d'une plage de rochers, impossible de se baigner ici. Les abords invitent ceci dit à la promenade. Les 5 mètres qui séparent la route des premiers rochers sont couverts de sable, des parasols en matériaux naturels (fibres de bananiers certainement) offrent de place en place leur ombre bienfaisante (nous avons la chance d'avoir un temps magnifique, voir presque trop chaud).


Le long de la promenade qui longe la côte, une quantité incroyable de vendeurs "a la sauvette" erre en quête du touriste client.Il est évident qu'avec notre allure, nous attirons l'oeil, et donc de nombreux vendeurs tentent leur chance.Nous remercions les premiers avec gentillesse, la seconde vague a encore droit à nos sourires. Mais au vingtième qui nous accoste (les accostages sont un peu ... comment dire ... insistants), nous nous montrons tranchants; impossible de leur faire lâcher prise ...!


Nous visons la route qui signe le départ de notre itinéraire, la route de saint Gilles (;) ). Toutes les routes dans le quartier français portent un nom bien français.La première chose que nous voulons voir, c'est une église catholique, dont nous apercevons l'arrière. Nous sommes malheureusement du mauvais coté de celle ci, nous tenterons plus tard de la retrouver pour y rentrer.Nous déambulons doucement dans les rues du fameux quartier français, yeux grands ouverts, guettant les petites caractéristiques qui sont censées nous faire sentir comme chez nous ...Nous nous trouvons entre deux bâtiments qui forment tout le pâté de maison, et qui m'évoquent quelque chose comme un pensionnat.c'est un long mur bleu percé de petites fenêtres blanches à intervalles réguliers, sur 2 ou 3 étages.L'atmosphère est curieuse, surtout en venant du bord d'océan: il n'y a personne dans ces rues, a part quelques tuk tuk, ou quelques carrioles ouvertes qui passent rapidement et silencieusement (elles sont a pédales); et la voiture-école dont le conducteur apprend pour l'instant le virage à gauche (on le voit faire 2 fois le tour du pâté) avec vigoureux coup de klaxon en guise de clignotant.Ca donne un peu l'impression que cette partie de la ville est comme préservée, mais on ne sait pas de quoi. Sans doute de la foule, et de la pauvreté qui lui est attachée.


Soudain, à un croisement, nous voyons apparaître ... un éléphant! Il marche tranquillement en suivant celui qui semble être son maître.Il est paré finement de bijoux et peint de motifs réguliers, le tout très élégamment.Comme hypnotisés par cette apparition qui nous rappelle très agréablement que nous sommes en Inde, nous suivons l'éléphant sur quelques centaines de mètres dans l'espoir de le toucher.Une fois suffisamment près, nous interpellons le maître pour requérir la permission de nous approcher encore: permission refusée, il s'agit d'un éléphant du temple tout proche ...Nous sommes bien sûr déçus, mais nous promettons de trouver ce temple pour pouvoir approcher l'éléphant davantage.


Quelques mètres plus loin, nous trouvons donc le temple en question, mais pas d'éléphant ...Qu'à cela ne tienne, nous entrons, pieds nus bien sûr! A l'intérieur, c'est magnifique, et très différent de ce que nous avons vu jusqu'à présent.Les murs sont couverts d'une succession de Ganesh en relief (le dieu éléphant souvenez vous) tous parés et colorés différemment les uns des autres. Il y en a bien au total une cinquantaine!En suivant cette sorte de chemin de prière autour de l'"autel" central, nous passons devant plusieurs petits autels, derrière lesquels se tiennent des prêtres dévoués aux Ganeshs situés derrière eux;Ils proposent aux fidèles une bénédiction colorée (un bindi en poudre, déposé du pouce au milieu du front du pénitent), suivi d'une sorte d'inspiration de la lumière divine.Arnaud et moi ressortons avec un bindi rouge, Aurélie et Pierre avec un blanc.


Pour midi, nous trouvons un petit restaurant, toujours dans le quartier français, et avec un nom français, ce qui nous laisse espérer de trouver du boeuf (ce dont les garçons rêvent déjà, alors qu'ils ne sont là que depuis 2 semaines à peine).Petit restaurant très sympa!En sortant, nous visitons un musée qui rassemble une quantité appréciable de pièce archéologiques qui sont trouvées dans les fouilles menées aux alentours de la ville.A l'entrée de ce musée, tout un groupe de jeunes filles, très probablement une classe entière, au vu de leur uniforme, nous regarde passer avec force sourire (surtout les garçons en réalité ;) ), ce qui les fait beaucoup rire.Dans le musée, on trouve de tout, depuis les pièces d'artillerie, jusqu'aux meubles de maison, en passant par les vêtements de l'époque, et bien sûr, une quantité incroyable de statues de divinités.


En sortant, nous visons un parc qui se trouve à quelques pâtés de maison du bord de mer; pour rejoindre ce parc, nous continuons d'emprunter des rues du quartier français, dont les murs, les murets, les barrières, sont toujours de ce blanc éclatant qui évoque les villes méditerranéennes.Le parc est rempli de gens qui venus quémander un peu de fraîcheur sous les arbres aux branches clémentes.Nous le traversons rapidement pour ressortir de l'autre côté, en direction de l'église catholique que nous avions aperçu de dos, et que nous sommes bien décidés à visiter.A l'entrée, un indien nous accoste, ayant repéré les français en nous du premier coup d'oeil.Il tente une technique de mendicité qui nous était inconnue jusqu'alors: il prétend que ses enfants font collection de pièces d'Euros, et nous demande si nous ne voudrions pas lui en donner.(Personnellement je l'aurais bien crû, mais les autres sont persuadés qu'il s'agit d'une arnaque, et nous passons donc notre tour).


L'église en elle-même est très jolie, elle est vraiment catholique, et on sent l'influence de la colonisation: tout est écrit en Français!(Ce qui ne nous frappe même pas au début, mais quelle surprise quand nous en prenons conscience!)Les vitraux ceci dit sont de simples patchworks de carrés de verre de couleurs, aucune signification contrairement à nos églises en France.Ca ne l'empêche pas d'être magnifique!


Suite à tout cela, sur l'impulsion de Pierre, nous demandons au chauffeur de nous emmener à Auroville (nous précisons que c'est pour nous baigner), qui est censé être une ville à 15km de Pondichéry, où nous devrions pouvoir nous baigner, ce dont il rêve depuis 3 jours.Nous partons donc en cette direction, pleins d'espoir!Au bout de 30 minutes de route, nous arrivons à une sorte de parking attenant à un "centre de renseignements pour touristes", où après 5 minutes d'errance malheureuse, un français nous explique d'un air amusé qu'il n'y a pas de plage de ce côté de la ville, mais qu'il faut retourner vers l'océan (ce qui fait sens finalement!).Revenant vers le chauffeur et lui donnant cette information d'un air malheureux, celui ci nous rétorque le plus tranquillement du monde qu'il sait bien qu'il n'y a pas plage par ici ... (Pierre se renfrogne dans son siège).Il nous emmène donc vers la partie de la ville qui donne sur l'océan, et un hôtel en particulier dont il sait qu'il dispose d'une plage privée ...Malheureusement pour nous, étant donné l'heure (18h passées), la plage est fermée à l'accès pour les clients, il paraît qu'il est trop dangereux de s'y aventurer après certaines heures, dans la mesure où il n'y a que les pêcheurs qui fréquentent la plage.


Un peu dépités, nous rentrons donc à Pondichéry, avec la ferme intention de revenir le lendemain matin, première heure du jour!
Le soir, nous mangeons au "Rendez-vous", un restaurant que nous a recommandé l'hôtel. Rien d'exceptionnel, mais nous y mangeons à notre faim, et des produits de la mer plutôt bons!
Le lendemain, nous nous dirigeons de nouveau d'un air décidé vers ce même hôtel d'Auroville, celui avec la plage privée! Après d'âpres négociations avec l'hôtesse d'accueil, (au détour desquelles nous apprenons que la veille, la raison pour laquelle on nous a refusé l'accès à la plage est qu'il y avait une soirée privée..), on nous accorde le droit de descendre l'escalier qui mène à la plage, en contrepartie de quoi nous nous engageons à consommer un déjeuner.En bas de l'escalier, une seconde garde nous oblige à répéter notre engagement, avant de nous permettre de nous diriger vers l'extérieur.A l'extérieur, une troisième garde nous escorte très solennellement vers le petit portillon qui nous ouvre enfin les portes de la plage!C'est une plage de sable plutôt agréable au pied, mais on distingue de place en place des vestiges de pêche;Une demi douzaine de vaches nous regarde nous approcher de l'eau d'un air impassible et absent; les pêcheurs alentours nous observent aussi, de loin.Nous avons de la chance, il fait plutôt très beau.

Nous restons donc assis toute la matinée à regarder l'océan répéter ses assauts sur la terre, à somnoler, et à jouer aux cartes ... nous avons vraiment une vie difficile :)Le bruit incessant des vagues est très apaisant, l'eau est très bonne (nous y mettons quand même les pieds, venir de si loin pour ne pas la goûter eu été un crime!).Nous suivons avec intérêt les mouvements saccadés des dizaines de petits crabes qui courent autour de nous, qui se défient d'un coup de pince, et décampent dans leur trou au moindre grain de sable qui bouge.


Le midi, comme prévu, nous mangeons à l'hôtel, avant de rejoindre Pondichéry pour quelques dernières activités avant de retourner vers Bangalore.Pleins d'espoirs, nous nous dirigeons de nouveau vers le temple à l'éléphant, et surprise! Il est là, en réalité, il arrive même juste quand nous l'atteignons!Sa tête est toute décorée de blanc, il porte quelques bijoux, donc une sorte de pendentif sur lequel est indiqué son nom (ou le dieu pour lequel il officie): Lakshmi, c'est à dire la déesse de la richesse.Ironie du sort, il faut lui tendre un billet, qu'elle attrape du bout de sa trompe pour le donner à son maître qui patiente à côté, et elle vous bénie ensuite d'un coup de trompe sur la tête.Nous sommes très satisfaits de nous, d'être parvenus à toucher cet éléphant tant convoité!


Nous nous dirigeons de nouveau vers le bord de mer, où nous devons retrouver notre chauffeur et la voiture, mais surtout où nous voudrions assister à l'immersion des Ganesha de la population.Il s'agit d'une célébration religieuse, qui se déroule au début de Septembre sur une dizaine de jours, suivant les endroits.Le principe est d'acheter ou de fabriquer une statue de Ganesha, faite de craie, de sable et d'argile, et de la décorer pendant plusieurs semaines, chaque jour d'avantage.Quand vient le jour, on véhicule la statue jusqu'à un point d'eau, et on noie le Ganesha (il se dissout dans l'eau), qui de cette manière, retourne à son élément originel, et le cycle est complété.On trouve des Ganesha de toutes les tailles, et ceux que nous voulons voir passer ce soir font bien pour certains 2m de haut, voir plus.Et encore plus spectaculaire, ils seront jetés dans l'océan depuis le ponton de bois.


Nous apercevons à un bout de la jetée la procession des dizaines de Ganesha de la ville qui défilent en musique; tout cela est bien sûr prétexte à la fête, la danse, les couleurs rouge et rose sont partout.C'est bien mieux que le carnaval, on sent nettement que les gens sont transportés par tout cela, comme toujours ils nous font coucou de la main, mais ils sont très fiers d'accompagner leur Ganesha qu'ils espèrent le mieux paré de tous, jusqu'à sa dernière demeure!Nous assistons à un "jeté" de Ganesha, accompagné de tout plein de petits Ganeshas privés, qui font autant de vagues dans l'eau à l'amerissage; et il est l'heure pour nous de repartir, car la route est longue...


Nous ressortons, comme toujours, fatigués de ce WE riche en émotions et en découvertes, mais malgré tout un peu déçus ... nous nous attendions à autre chose, c'est clair, de cette "ville française".C'est certainement une ville à visiter, mais de ce que nous en avons vu, il s'agit plus d'une sorte de maintien de l'illusion du spectre français qu'une réelle présence.Ce qui nous choque aussi beaucoup, c'est que, comme partout en Inde, la pauvreté est importante, elle prend bien soin de ne pas se faire oublier. Mais ce qui est étrange, c'est que contrairement aux autres villes que nous avons visité, nous n'avons pas réellement trouvé de quartier où elle n'était pas présente de manière évidente ... ce qui nous laisse un goût amère...Enfin, nous avons mis les pieds dans l'eau du golf du Bengale, bronzé sur la plage, parcouru les rues du quartier français d'une ville indienne, nous sommes faits bénir par un éléphant, que demander de plus ?!!!!!!!


Bisous, a bientôt!

mardi 23 septembre 2008

Nous avons portés nos saree au boulot ... !!!!

Mardi 9 septembre. Ce midi, Amit (qui est une sorte de chef de projet sur l'équipe) a organisé un repas avec toute l'équipe, plus quelques chefs, sur notre suggestion, afin de travailler un peu la cohésion entre nous.Nous décidons donc de profiter de cette occasion pour mettre nos saree!Le matin, nous prenons donc une demi heure de marge, histoire de prendre le temps de s'enrouler comme il convient.Nous sommes fébriles, mais confiantes! On l'a déjà fait une fois, et le résultat était plutôt pas mal, alors pourquoi pas ce matin ?!Douche et petits déjeuner expédiés, on s'attaque aux choses sérieuses.La veille, nous avons pris la précaution de demander à la réception de nous trouver des épingles, accessoire invisible mais indispensable à la bonne tenue de l'ensemble (même les indiennes confirmées les utilisent, c'est pour dire!)Nous commençons cette fois par moi.Fortes de notre précédent essai, nous générons savamment les plis sans lesquels un saree n'est pas bien porté; il en faut en principe une demi douzaine.Puis, nous commençons à m'enrouler dans le tissu.En 10 minutes, c'est fait, il ne reste plus qu'à fixer les épingles pour tenir les plis sur le ventre, et le drapé sur l'épaule.Nous attaquons Aurélie, et 10 minutes plus tard, la voilà elle aussi transformée en parfaite indienne!On peut dire que nous devenons expertes!Nous fanfaronnons un peu, tout en sachant pertinemment que la véritable validation de notre exploit sera laissée à l'appréciation de nos collègues!


Nous prenons donc nos pc, non sans rire un peu de l'image que nous donnons: deux européennes en saree, bindi au front, l'air plus indiennes que les indiennes, mais malgré tout, traînant leur pc européen sur l'épaule ...Le taxi est en retard, un coup de fil à notre adorable collègue Praveen, et le souci est contourné.Première épreuve: monter dedans sans se retrouver cul nu... Nous passons cela sans grosse difficulté, non sans fierté également.Les instants suivants sont assez épiques: nous sommes a peine "installées" (c'est a dire avec l'angoisse qu'un pan de notre drapage se détache à tout instant, dans la mesure où nous dépendons cruellement de la conduite "sportive" de notre chauffeur), et déjà nous devons agripper tout ce qui semble solide dans la voiture pour ne pas verser.


Une fois un équilibre acceptable établi, nous nous sentons comme des reines dans notre taxi tout vieux et grinçant, parées de nos plus beaux atours!A l'arrivée à l'entreprise, le personnel de la sécurité et le personnel d'entretien nous fait force sourires, certains rient même, mais d'un rire qui fait plaisir, qui laisse penser qu'ils apprécient ce semblant que nous faisons envers leur culture qui nous est encore étrangère.Tous nous regardent avec un grand sourire, c'est certain! Le garde de l'entrée qui examine nos pcs tous les matins nous complimente même sur nos tenues!


Dans le hall, consécration suprême, la femme d'un collègue nous félicite, c'est très réussi!Heureusement, nous portons des tongs, parce que je peux vous garantir qu'à ce moment là les chevilles ne rentrent plus dans rien ! :)


Nous traversons le bureau vers nos places, sous les regards admiratifs, amusés ou simplement indifférents de nos collègues, très dignes, très fières!Une fois à notre place, nous recevons une avalanche de baume pour nos âmes et notre moral (déjà au beau fixe): une petite dizaine de collègues que nous n'avons jamais vu font le déplacement pour venir nous dire combien nous sommes magnifiques, comme quoi nous faisons de la concurrence aux indiennes, etc.Les collègues de notre équipe arrivent petit a petit, et toujours, c'est la même réaction: un vague "morning" en passant, un petit coup d'oeil machinal à l'interlocuteur, et soudain, prise de conscience de la vision, et réaction:"Ohhhhhhhh" "Great!!!!!"... et les meme questions: "You did this all by yourself?" (Vous l'avez mis toutes seules?), suivi de la réflexion, dont on ne sait pas si on doit bien le prendre ou non: "Je suis impressionné!".:) Un vrai régal, et l'effet est réussi!


A midi, nous allons donc manger avec notre équipe de grands pontes. Amit propose gentiment de nous emmener en voiture (dommage, nous nous voyions déjà a califourchon sur les motos respectives de Praveen et Shiv ...).Nous le suivons donc, et à notre grande surprise, le voilà qui nous emmène au 2ème. Sans préavis, nous nous retrouvons donc dans le grand bureau d'un DP!Celui ci semble apprécier que nous soyons en saree.Après discussion (travail), nous voilà parties pour le restaurant: le Barbecue Nation. C'est un restaurant où on se fait servir toutes sortes de viandes et légumes grillées au barbecue (ils posent un barbecue encastré dans la table pour maintenir les plats au chaud.C'est un lieu apprécié des indiens, et pour cause: la nourriture y est épicée comme jamais!Bravement (une femme en saree ne faiblit jamais!), nous mangeons notre ration, en l'appréciant qui plus est, dans la mesure où hormis le piquant, les plats sont excellents!Nous sommes placés sur une sorte d'estrade dans le restaurant (3 marches rien de plus), et c'est ce qui nous fait découvrir que le plus difficile en saree, ça n'est pas de le mettre, mais de monter des marche avec sans se retrouver par terre.Heureusement, nous avons le temps, et nous le prenons bien pour éviter un accident malheureux!


Le reste de la journée se déroule sans encombre (je vous passe l'épisode des toilettes, nous nous en sommes chacune sorties avec brio!).Le soir, en attendant le taxi, nous découvrons un autre aspect du port du saree: quand vous patientez 20 minutes dehors lorsque la nuit est tombée, pas bien loin d'un lampadaire, et que vous portez un saree (vous le sentez venir non?), vous vous faites sucer le sang par tous les bouts de peau qui dépassent, et il y en a nettement plus en saree qu'en chemise et pantalon!


En regagnant l'hôtel, nous saluons l'hôte d'accueil, qui semble ravi de nous voir (en réalité il nous a guetté toute la soirée; la veille au soir il avait bien compris que nous porterions des saree quand nous lui avons demandé des épingles), et nous félicite sur nos tenues (lui aussi est étonné que nous soyons parvenues à les mettre toutes seules de manière acceptable!).


La journée a été riche en émotions pour nous, mais nous en gardons un souvenir agréable!Les indiens nous ont pris en photo, pour garder un petit souvenir, je la mettrai dès que possible.Nous sommes dans tous les cas très fières !!!!!


Bisous.

Un WE à Hampi ... deuxième partie ...

Ce matin, lever donc à 7h, pour profiter de la journée, a priori elle sera chargée.Petit déjeuner au restaurant de l'hôtel, celui dans lequel nous avons déjeuné hier midi ...C'est une sorte de petit restaurant un peu glauque, le genre d'endroit humide, un peu sombre, avec une arrière salle dans laquelle on nous envoie parce que nous sommes étrangers, et nous ne devons donc pas manger avec les chauffeurs et autres personnes de "rang inférieur".


(Petite parenthèse sur le sujet des castes: ici, tout le monde nous affirme haut et fort que le système des castes est aboli depuis longtemps. L'Inde est un pays évolué, et ces pratiques et ségrégations éculées n'ont plus cours ici;Ceci dit, nous constatons des différences de traitement flagrantes, non pas entre nous et d'autres, puisqu'en tant qu'européennes, nous sommes nécessairement traitées différemment; mais entre nos collègues, qui sont ingénieurs, et d'autres, comme nos chauffeurs des week end: JAMAIS les chauffeurs ne mangent avec nous, ils ne DOIVENT pas manger avec nous; par ailleurs, inutile de leur prévoir un lit dans l'hôtel où nous couchons: le chauffeur dort dans sa voiture!Un autre exemple quotidien: le personnel de sécurité et le personnel d'entretien de l'entreprise: ils sont très nombreux, je pense qu'on peut établir un ratio à environ 1 pour 10 employés;Personne ne leur dit jamais bonjour, on ne les regarde pas, on ne les considère pas; on leur parle uniquement pour leur ordonner de refaire telle ou telle tâche dont ils se sont mal acquittés, appréciation laissée à la discrétion de l'ingénieur en question.En bonnes étrangères dans ce grand pays, nous avons aimablement salué les 10 gardes qui nous ont fait signer les 5 registres de sécurité chaque matin la première semaine; Arrivant un peu plus tôt que la majorité des employés, nous avons donc aussi salué le personnel d'entretien que nous croisions...Force nous a été de constater que nous sommes bien les seules à saluer tous ces gens!Peu importe dans le fond, ça n'est pas perdu, et il semble même que ça leur fasse plaisir au moins autant qu'à nous alors ....A part ce genre de comportements, aucune caste résiduelle à l'horizon!)

Bref, dans l'arrière salle aux murs rouge brique passé depuis 1 siècle, sous les vieux ventilateurs qui couinent, nous prenons notre petit déjeuner, pas vraiment rassurées, un peu obnubilées par le manque d'hygiène apparent ...Heureusement, nous ne sommes pas seules, nos 2 amis indiens prennent soin de notre santé, et commandent donc des dosas (c'est une sorte de crêpe faite avec de la farine de riz ou de maïs, et cuite d'un seul coté), et des coca, encore en bouteille, non ouverts, non versés dans des verres.On s'en est sortis sans dommage, pas d'inquiétude! Mais pour le coup, nous avons vraiment apprécié la présence des garçons!

Suite à ces émotions, nous partons donc pour Hampi une nouvelle fois.Sur le trajet, c'est avec joie que nous constatons que la manifestation d'hier (qui nous avait obligés à emprunter un minuscule chemin boueux engoncé entre deux champs touffus de palmiers, sur lequel nous avons dû croiser d'autres véhicules au risque de terminer dans le fossé) est terminée, et nous découvrons la route "normale", nettement plus agréable que l'itinéraire de la veille.Sur le coté justement, un petit temple au milieu de nulle part attire notre attention: il est tout bleu, d'un bleu vif, et orné d'une multitude de petits personnages finement sculptés, très réalistes, aux couleurs vivantes, et qui semblent représenter les différentes scènes de liesse que provoque la venue au temple, puis les différents instants de la vie des dieux de l'endroit.C'est très mignon, c'est très beau, la journée culturelle commence bien!

Nous repartons donc, la tête déjà pleine de couleurs, le coeur en joie!Après quelques minutes de route au milieu des temples que nous avons traversés et visité la veille a pied, nous parvenons à un parking, où Ragu nous explique qu'il nous faut continuer par un autre moyen: les véhicules ne sont pas admis.Sans se démonter, nous prenons donc nos affaires (l'importance de bien faire son sac! Les randonneurs m'en diront des nouvelles!), et partons, confiants, a l'assaut de la culture historique hampirienne.Arrivés à la grille qui marque le début de l'empire piéton, nous sommes littéralement pris d'assaut par un groupe de guides touristiques (je vous jure, on les a bien vues, ils ont tous leur carte du ministère de la culture qui certifie qu'il faut les payer 500 rupee par tête!).Ayant bien sûr repéré le touriste à 500m (quoi, on ne fait pas couleur locale avec les appareils photo en bandoulière ?), ils s'empressent (c'est le mot, je crois) de nous vanter leurs services: impossible de nous passer d'eux et de leurs explications pertinentes si nous voulons profiter de la visite. Impossible de ne pas nous perdre s'ils ne nous accompagnent pas.Après tentative de marchandage, nous engageons donc l'un des guides pour nous faire découvrir les merveilles des lieux.

Nous commençons donc la visite par la traversée d'un ancien 'bazar', c'est a dire un ancien marché, où les commerçants locaux et de tous horizons venaient étaler leurs richesses en or et pierres précieuses, serties d'une multitude de façons, de tissus et soies somptueux, pour le plus grand bonheur des passants et des riches habitants de la ville.Il faut imaginer ça comme une sorte de grand couloir couvert, ouvert sur le côté, de plusieurs centaines de mètres de long, qui court de chaque côté de l'allée qui mène du temple d'Hampi à la statue de Nandi (le dieu vache, pour vulgariser), dans un alignement parfait.Ce bazar est maintenant 'squatté' par des commerçants qui ont ouvert leur échoppe sur le devant, et se servent des parties couvertes pour abriter leur famille (c'est leur maison quoi).Ceci dit, en passant au milieu de tout cela, avec les explications enflammées du guide, on n'a aucune peine à imaginer le tout!

Nous arrivons ainsi au pied d'une grande statue monolithique de Nandi, qui semble garder le pied de marches qui montent trop vite et trop haut pour qu'on puisse deviner vers quoi elles mènent, mais certainement un autre endroit enchanteur!Explication du guide: les petites maisons de garde qui sont disposées de chaque coté de l'escalier sont en fait d'anciennes maisons de douane: eh oui, il fallait payer pour pouvoir monter (vers quoi, nous ne savons toujours pas, mais peu importe)!Avec humour, il nous rassure: notre taxe à nous est incluse dans le prix qu'on le paye lui... HA HA HA ...Bref!Nous nous hissons en haut des escaliers, il commence a faire déjà chaud et nous frôlons les roches et les arbustes nichés entre, pour trouver un peu d'ombre.La dernière marche est encadrée d'une sorte d'arche, toujours dans l'alignement du bazar et du temple; elle abrite momentanément un petit groupe d'artistes peintres, qui s'appliquent a reproduire à l'aquarelle le tableau qui s'offre à nos yeux: le long enfilement du bazar, encadré d'une végétation luxuriante, menant en perspective au pied du temple, qui même vu d'ici est immense.Les couleurs s'harmonisent et se mélangent sur les toiles, le résultat est très fidèle ou très imagé, l'ensemble est plaisant!Nous continuons notre petite ascension entre les rochers qui sont devenus très imposants (comme un grand jeu de construction déposé là en vrac par une main de géant) pour s'arrêter devant un mini temple abritant une représentation du dieu Hanuman, le dieu singe.Nous contournons ce temple pour nous trouver tous sur un énorme rocher qui surplombe la vallée de l'autre coté, et qui nous laisse le souffle coupé.

Sous nos pieds s'étale un magnifique panorama: sur notre droite, un immense palais, du moins les ruines d'un palais, des portes duquel part un ancien bazar, plus grand que le précédent, et beaucoup plus spacieux.Sur les collines alentour nous pouvons apercevoir des structures de temples très nombreuses, mêlées aux amoncellements de rochers, dans un ensemble harmonieux, et baigné de soleil. L'espace d'un instant, on en oublie qu'on a bien trop chaud pour rester comme ça en plein soleil.Il n'y a personne dans ces vestiges, et de là où nous sommes, on se fait l'effet de découvrir un monde perdu depuis des siècles, et dont les merveilles ne demandaient qu'à être révélées à nos regards amateurs mais totalement conquis.Le guide nous explique que le palais, encaissé comme il l'est dans les montagnes, accessible uniquement par le bazar, était une place très forte, et de ce fait, extrêmement convoitée.La place est d'autant plus stratégique qu'elle dispose d'un accès à la rivière toute proche.Nous descendons cahin caha au travers des renforts naturels vers le palais qui nous attend en contrebas.L'intérieur est silencieux, chaud et sec, lourd d'une atmosphère pleine d'histoire, qui force le respect.La quiétude en est seulement rompue par deux lézards d'une taille impressionnante, et d'une couleur très vive (rouge et jaune éclatant), que notre passage éclair force à déranger de leur sieste au soleil sur les pierres chaudes et séculaires.Nous parcourons le bazar pour rejoindre le bord de l'eau sous le soleil de plomb. Pris dans un élan de folie, je tente de porter mon sac à la manière si distinguée des femmes indiennes (c'est à dire sur la tête en équilibre parfait).Le temps d'une photo, et c'est la dégringolade ... J'aurai au moins essayé :)

Au bord de l'eau, près d'un temple tout blanc, et entouré d'une dizaine d'enfants demandant une photo, le guide nous propose deux options pour la suite de la visite: continuer de monter a pied, ou voyager en bateau.Après légère concertation, le bateau fait unanimité (c'est à dire que nous, les filles, décidons que nous y allons en bateau).En fait de bateau, il s'agit d'une embarcation de 2m de diamètre, totalement ronde, imperméabilisée au pétrole, et clairement tressée à la main.Même pas peur (cf. les vidéos), nous montons dedans à 6 (les 2 filles, les 2 garçons, le guide, et le batelier), et nous nous installons pour 15 minutes de traversée paisible au soleil (15 minutes de coup de soleil).A l'arrivée, le batelier, soucieux de nous faire la totale touriste, se met à faire tourner frénétiquement le bateau sur lui même (c'est la marque de fabrique de ce genre de bateau, ils sont ronds, presque faits pour!), à une vitesse impressionnante!Heureusement, nous n'avons pas encore mangé, donc ça reste drôle :)

Le bateau nous dépose sur la berge, nous grimpons quelques mètres, et nous retrouvons tout près du temple final, la dernière étape sur notre route.Il s'agit d'un temple immense, qui abrite une particularité: un des bâtiments a été construit pour la bien aimée de son roi, qui était danseuse, paraît-il exceptionnelle. En son honneur, il a fait ériger une sorte de salle couverte, dont le plafond repose sur des dizaines de poteaux, qui ont la particularité de produire de la musique.A l'époque du roi et de sa danseuse de bien aimée, des dizaines de serviteurs créaient la musique sur laquelle elle dansait, uniquement à l'aide de ces poteaux, en tapotant dessus au rythme qui convenait.Encore aujourd'hui, le mystère de ces poteaux reste entier; ils ne sont pas creux, mais produisent bel et bien une musique particulière, des sons différents qui rappellent vraiment la musique de différents instruments, comme la cithare, ou les tam tams.Le guide nous fait une démonstration, c'est effectivement impressionnant, et on, imagine aisément la beauté du spectacle que ce devait être quelques siècles auparavant.Les architectes de ce temple ont été au bout de toutes leurs idées: ils ont également prévu un écoulement ingénieux des eaux de pluie, par un système très précis de micro gouttière (les trous sont plus petits qu'une pièce de 5 centimes), qui, non contents de permettre à l'eau de s'écouler, l'utilisait aussi pour produire différents sons harmonieux qui composaient une musique sur laquelle on pouvait danser.Ou l'art de transformer même un évènement fâcheux sur lequel on n'a aucun contrôle en une fête.
Au centre de l'enceinte de ce temple trône un chariot de pierre, symbole du véhicule sacré qui a amené le dieu en ces lieux. Il était originairement tiré par 2 éléphants et deux chevaux, mais de ces derniers ne restent que les sabots arrière.Il abrite un mini temple, symbole du passage de ce dieu.Comme dans tous les temples que nous avons visités jusqu'à présent, tous les murs sont finement sculptés et ornés. Le travail est impressionnant, et rend les lieux magnifiques, somptueux!

Il est impressionnant de voir combien de ces merveilles abrite encore l'Inde aujourd'hui, et dans un état de conservation totalement incroyable!
Nous regagnons la voiture des images plein la tête. Le retour se passe sans encombre (les petits interludes du trafic habituels, rien d'extraordinaire), nous parvenons sans difficulté à dormir un peu.Nous rejoignons l'hôtel à 1h30 passées ... il nous reste 6 heures de sommeil avant d'attaquer une nouvelle semaine.Mais nous ne retenons qu'une seule chose: Hampi et ses merveilles, qui continuent de nous faire rêver !!!!

Bisous.

dimanche 21 septembre 2008

Un WE a Hampi... première partie

Le WE qui s'annonce est très tranquille, nous avons décidé de demeurer à Bangalore pour rattraper le sommeil que nous avons en retard, et profiter du reste de la journée pour aller faire un peu de shopping plus tranquillement.Il faut avouer que ces 4 dernières semaines, je n'ai pas du tout avancé mon blog, mes excuses les plus plates! Je ne l'ai pas abandonné, loin de là, et je profite de cette accalmie pour me rattraper un peu.


Le WE du 30 Août, nous planifions de nous rendre à Hampi.
Extrait de Wiki sur le sujet (http://fr.wikipedia.org/wiki/Hampi):Hampi est un village indien situé à l'intérieur de l'enceinte de la ville en ruine de Vijayanâgara, l'ancienne capitale du royaume de Vijayanâgara, au nord de l'État du Karnâtaka, dans la vallée de la Tungabhadrâ.Le village était probablement aussi un centre religieux actif avant même l'établissement de l'Empire indien. Il l'est toujours par l'intermédiaire en particulier du temple de Virupaksha.Hampi se trouve à 11 km de la ville proche de Hospet, à 430 km au sud-ouest d'Hyderâbâd et 170 km au sud-est de Bâdâmi.

Hampi se situe a quelques 364 km de Bangalore, ce qui en Inde implique un trajet d'une durée de 6h au moins... (Ça ne nous choque même plus maintenant)Et comme nous souhaitons profiter de notre WE au mieux, nous décidons de partir pour 4h30 de l'hôtel... Oui, 4h30, sur le papier ça peut sembler simplement brave, mais le matin même, je peux vous dire qu'on le sent passer !!!Nous sommes accompagnées par notre collègue Shiva et son colocataire Athi. Ils se sont occupés de la réservation de la voiture, et passent nous prendre le samedi matin à l'hôtel (la classe ;) )
A l'annonce de notre WE, tous nos collègues nous ont recommandé de bien vider notre appareil photo et de penser à charger la batterie, parce qu'il y a une multitude de choses plus belles les unes que les autres à voir là bas.Nous voilà prévenus, et nous comptons bien ramener un maximum de souvenirs photos.

Départ à 4h30 donc, cette nuit je n'ai pas du tout dormi, et pour cause: j'avais un ou deux articles en retard sur mon blog, et le temps de tout finir, il devenait ridicule de se coucher pour 30 minutes de sommeil ... tant pis, je dormirai dans la voiture!Le chauffeur s'appelle Ragu (prononcer Ragoût), enfin c'est le diminutif qu'il nous donne, histoire qu'on puisse le prononcer facilement :)

Nous embarquons dans une Indicab, qui est un peu la Clio indienne. Heureuse surprise, l'intérieur est plutôt spacieux; En effet, si vous faites bien le compte, nous nous y entassons à 4, donc en comptant le chauffeur, Aurélie est devant, et moi je me serre dans un coin avec les 2 garçons derrière (très corrects les garçons, pas d'inquiétude!).Malgré le dit entassement, nous sommes parvenus à nous endormir rapidement.

Sur le chemin, au gré de nos éveils respectifs, nous voyons défiler des paysages très variés; celui qui me frappe le plus, certainement aussi parce qu'il nous change, c'est toute une étendue de cailloux, de végétation plutôt sèche et basse, d'alternance de petites collines et de petites plaines, le tout me ramenant avec émotion aux étés passés chez mes grands parents dans le Sud Est, durant lesquels nous gambadions avec bonheur mon frère et moi au milieu de ces cailloux qui nous semblaient alors tellement grand! (Soupir)

La route que nous empruntons est plutôt bonne, les trous se font assez rares, et Ragu fait preuve d'une certaine maîtrise de son véhicule malgré la vitesse (il est pressé d'arriver le bougre! Nous atteignons parfois les 90!).Nous nous faisons quelques frayeurs, comme lorsque nous nous retrouvons soudain face a face avec un bus, qui semble bien déterminé à ne surtout pas s'arrêter, malgré le fait flagrant qu'il soit sur notre voie.Après gros cri d'indignation, nous étudions le phénomène d'un peu plus près, et il s'avère qu'il voulait simplement éviter la foule sur sa voie (de l'autre côté du terre plein, donc s'il est là, c'est qu'il l'a vraiment voulu!), et qu'il a donc emprunté la notre!A nous de nous débrouiller, on n'est pas manchots non plus!

Vers 10h, Ragu fait signe à ceux d’entre nous qui ont émergés de leurs rêves agités que nous arrivons en vue d'un barrage ("Dam" en anglais) particulier, et nous propose de nous arrêter pour le "visiter".Il s'agit du barrage de Tungabhadra, qui est considérée comme une des plus grandes constructions humaines existante.Nous validons l'arrêt, et partons pour notre première découverte de la journée.La voiture nous laisse au parking, à nous de parcourir les dernières centaines de mètres.
Il est a peine 11h, et il fait déjà tellement chaud! Le choc thermique est impressionnant, en sortant de la voiture, qui est bien sur climatisée.Peu importe, nous partons à l'assaut du barrage, et des jardins qui l'entourent, munis de nos parapluies qui feront pour le coup office d'ombrelle, et nos diverses crèmes et chapeaux.Les garçons font les fiers, ils sont indiens et n'ont pas tant chaud que nous, qui commençons déjà à tirer la langue ...Nous nous dirigeons donc vers les jardins dans un premier temps. Ils contiennent un zoo de daims de toutes essences, que nous visitons, et qui constituent les premières photos de la matinée.Nous faisons un tour du reste des jardins, qui contiennent une végétation agréablement variée, de toutes les couleurs, et, surprise, plutôt verte malgré la chaleur.De petits chemins de travers sont entretenus pour les visiteurs, qui nous promènent entre les arbustes qui nous prodiguent leur ombre bienfaisante, et les statues de dieux qui nous fixent stoïquement depuis leur hauteur divine.Il fait de plus en plus chaud, et il devient difficile pour toutes les deux, de marcher en plein soleil ... et l'ombre se fait plus rare ...
Quand les garçons nous parlent de monter sur la barrage, ils se heurtent à un mur de protestation silencieuse, suante et essoufflée ... nous voulons bien les attendre à la voiture, mais impossible pour nous de continuer sous ce soleil de plomb comme si de rien n'était!Les garçons se résignent, et puis de toute façon, nous pourrons y revenir sur le retour, c'est sur notre chemin, donc rien n'est perdu!

Nous regagnons la voiture (enfin, pour être plus exacte, la voiture vient à nous, pour soulager Aurélie de la marche retour, elle souffre vraiment.), et repartons vers Hospet, qui est une petite ville proche de Hampi, dans laquelle nous pensons coucher.
Il semble effectivement difficile de trouver un couchage à Hampi même, la ville n'est propice qu'au passage, d'après ce qu'on nous a dit.Après 30 à 40 minutes de voiture, nous voilà à Hospet.
Première chose à faire: trouver un hôtel, et y déposer nos bagages, se rafraîchir un peu, avant de repartir pour Hampi qui nous attends!Tactique proposée par les garçons, et qui nous va tout a fait: ils iront eux demander 2 chambres, et une fois qu'ils auront un accord, nous pourrons nous montrer.Ceci afin d'éviter une inflation soudaine des prix à la vue de nos bouilles pas vraiment indiennes; et ça fonctionne!
L’hôtel ainsi réservé semble propre, le strict minimum, mais nous étions tombées d'accord que nous n'avons pas besoin de plus pour une nuit.Evidemment, nous n'avions pas prévu le cafard dans la salle de bain, mais au moins, nous avions un toit au dessus de nos têtes, une salle de bain personnelle (avec cafard donc), et la clim!


Après rafraîchissement, nous repartons donc, à l'assaut de la belle Hampi, tellement plein de promesses!Le trajet prendra 40 minutes environ, durant lesquelles nous traversons les même petits villages que nous voyons un peu partout depuis notre arrivée en Inde.La traversée de ces villages est un exercice périlleux: le tout est de parvenir a prendre les "speed breaker" (ce sont des dos d'âne, mais les ânes en Inde semblent avoir le dos bien pointu) de manière suffisamment souple pour les passagers, tout en conservant une vitesse suffisamment élevée pour malgré tout avancer, mais en évitant bien sûr les poulets, brebis et autres chèvres et vaches qui traversent la chaussée sans crier gare. Cela sans compter les nombreux chiens qui se jettent littéralement sous les roues des voitures.Aucune inquiétude ici, Ragu connaît son affaire, il zigzag avec virtuose au milieu de tous ces dangers comme s'il n'en était rien. C'est un vrai chauffeur indien, digne de ce nom!


Nous quittons petit a petit ces traces de civilisation, pour nous enfoncer dans un environnement de plus en plus vert; a droite, comme a gauche, des champs entiers de palmiers, de bananiers, et d'autres arbres. C'est magnifique, et paisible.De place en place, des indiens, accroupis dans les champs occupés à leurs travaux de défrichage, relèvent la tête pour nous regarder passer d'un air absent.On doit être rigolos a voir, empilés dans la voiture, la tête presque collée à la vitre, ouvrant des yeux ronds comme des soucoupes, comme si on essayait d'en avaler le plus possible avant que les images ne disparaissent (ce qui est probablement le cas à ce moment là).


Nous arrivons en vue d'une sorte de grande arche, sous laquelle nous passons, et qui semble annoncer Hampi (enfin!).Nous sortons les appareils, prêts a prendre tout ce qui passe, et qui ressemble un peu à un temple.Ragu continue de foncer sur la route, sans un regard sur le côté; il connaît bien l'endroit, et ne semble s'émouvoir de rien.Au début, rien a voir, et puis sur la droite, un grillage se profile, et au loin derrière, une construction éboulée, dans les restes de laquelle on peut distinguer avec un peu d'imagination un ancien temple.Ragu ne s'arrête pas, nous sommes un peu déçus, et espérons que le reste de la ville ne sera pas comme ça, a savoir, de vagues ruines au loin derrière des grillages prohibitifs...


Nous continuons donc notre route, nous passons devant d'autres constructions lointaines, puis nous passons sous une sorte de pont en pierre qui semble annoncer le début de quelque chose... effectivement!Nous nous retrouvons entourés de temples tout proches, justes là sur le bord de la route! N'y tenant plus, nous demandons à Ragu de nous arrêter.Sur notre gauche, une immense porte de temple nous invite à entrer. Une grille, ouverte, en garde l'entrée.Personne à l'horizon, aucun écriteau hormis celui qui donne le nom du temple et son âge (il y en a eu tellement, que nous n'avons pas retenu tout cela, nous nous sommes contentés d'en prendre plein les yeux...)
Nous entrons donc, en prenant bien garde d'enjamber le seuil (le seuil des temples en Inde s'enjambe, on ne marche pas dessus! C'est facile quand il est large d'une vingtaine de centimètres, mais je ne vous raconte pas l'acrobatie pour certains qui faisaient parfois jusque près d'un mètre de large ...)
A l'intérieur, un authentique temple ancien, magnifiquement conservé, constitué de plusieurs corps de bâtiments, dont les garçons essaient de deviner la fonction; il y a là un bâtiment principal, entouré de plusieurs petites constructions qui devaient abriter des dieux "secondaires".Tout est sculpté avec une incroyable précision, et sur certaines façades, on retrouve même des couleurs étonnantes de vivacité malgré le temps qui a passé.Les grands bâtiments sont constitués de pilonnes, nombreux, qui soutiennent le lourd plafond de dalles de pierre; tous ces pilonnes sont bien sûr sculptés, représentant pour la plupart des animaux, ou des dieux effectuant certaines de leurs tâches quotidiennes.
Sur certains murs apparaissent des pans entiers d'écriture que les garçons assimilent au sanskrit, origine de l'hindi; ils parviennent à en lire certains mots, mais le reste demeurera un mystère pour nous, nous nous contentons de la beauté de ces vestiges, et de la charge d'émotion qu'ils véhiculent...

Les garçons (Athi en fait, qui est notre historien) nous expliquent que Hampi est toujours sous le coup de fouilles du gouvernement et d'organismes tels que l'Unesco. Des dizaines de bâtiments sont mis au jour chaque année, et les spécialistes estiment qu'il en reste encore beaucoup.En considérant ce que nous avons déjà sous le yeux, on est impressionnés!

Nous ressortons de ce premier temple, tout heureux... Une impression de plénitude, de bonheur qui nous guette au prochain virage, c'est génial!Personnellement, je suis totalement emballée par ce que nous venons de voir; le monument est totalement libre d'accès, aucune contrainte, aucune surveillance, tant de beauté et de grandeur à simple portée de main, et pourtant, mieux conservés que la plupart des monuments du même qu'il m'a été donné de voir.C'est surprenant et rassurant, et à la fois on aurait pu s'y attendre: bien que les indiens semblent être vraiment dépendant de cette assistance qu'on leur apporte au quotidien pour les plus petites tâches, il y a bien une chose qu'ils respectent par dessus tout, c'est la religion et tout ce qui y a trait.

Nous remontons donc en voiture, tout plein d'espoirs pour la prochaine halte. Nous parcourons encore quelques centaines de mètres, et puis Ragu nous arrête de son propre chef, en nous annonçant un monolithe de Ganesh, le dieu éléphant.Nous partons donc a sa recherche, pas bien loin, puisqu'il est immédiatement indiqué sur notre gauche. Quelques pas, et nous nous retrouvons devant cette statue plutôt grande du dieu de tous les dieux, Ganesh!Il est rigolo, avec son bidon bien arrondi, signe évident de prospérité chez les indiens, que tous les autochtones tentent d'adopter par tous les moyens possibles (ils connaissent là bière par ici!).Après les quelques photos d'usage, nous avons le choix, soit de retourner à la voiture, soit de continuer sur notre droite, ça monte un peu, nous avons vu un couple d'européens s'y diriger.Allez, partis pour partis, il serait dommage de ne pas continuer sur notre lancée.

Nous montons donc vers les pans de murs qui se dressent au dessus de nous, gardés par des blocs de pierre impressionnants par leur taille (cf photo comparatif de taille avec Shiv et Athi).Nous passons une sorte d'entrée, et montons jusqu'à un petit bâtiment qui ressemble a un mini temple qui servait de passage vers la suite qui se déroule sous nos yeux: des dizaines de petits bâtiments religieux partout, sur tout le pan de la colline sur laquelle nous sommes.Dans le fond, nous apercevons le haut d'un temple beaucoup plus impressionnant, d'une couleur jaune presque vive comparé aux couleurs des bâtiments qui nous entourent.

Entre les colonnes d'un des bâtiments que nous voyons autour de nous, une femme en saree couleur pourpre vif est assise, et elle nous regarde, les yeux brillants;Mus par un mouvement dont tous les touristes de la terre ont sans doute fait l’expérience, de se sentir comme Steve McCurry, le photographe du National Geographic, et la voyant prête a prendre la pose complaisamment, nous tentons l'exploit jamais égalé;Le résultat n'est pas aussi brillant, mais nous aurons au moins eu la satisfaction d'avoir essayé!

Nous descendons petit a petit vers les temples qui se cachent encore à notre vue; en passant, un des temples sur la colline est encore "en activité"; a l'intérieur trône une représentation de Shiva, ce qui donne, au travers des yeux d'une profane:une sorte de coupelle au milieu de laquelle trône un cylindre arrondi au bout, parfois avec un oeil dessiné en haut au milieu.Le tout est paré de colliers de fleurs jaunes, roses et blanches, et quelques centimètres d'eau reposent dans la coupelle.On ne devine pas au premier abord qu'il s'agit d'un dieu, mais effectivement, on comprend mieux la récurrence de ce symbole présent partout, souvent accompagné de son éléphant de fils.

Au pied du dernier monument, une dizaine d'enfants nous entourent, et nous réclament des photos d'eux. Ca nous semble étrange, mais rigolo, du moins pour l'instant (Aurélie a ainsi dans son appareil, des centaines de photos d'enfants).Nous posons gracieusement au milieu d'eux, et nous prenons les photos tant convoitées: une, puis deux, puis la petite fille toute seule parce qu'elle est bien mignonne, puis une dizaine... Aurélie a beaucoup de succès, sans doute du fait de son teint pâle, et aussi du fait que son appareil, un Reflex, est nettement moins facile a dissimuler.
Au bout de 20 min, les garçons tentent gentiment de nous extirper de ce piège vivant, afin que nous continuions la visite.Nous descendons donc encore, tant bien que mal, vers les temples qui nous tendent les bras depuis tout a l'heure; les enfants nous suivent, en quête de la photo ultime, mais nous n'avons plus le temps de batifoler, la nuit tombe vite, et nous devons visiter le dernier temple avant de retrouver Ragu.Ce dernier temple est celui de Virupaksha.

Il est dédié au dieu Shiva. Sa construction a commencé au 7ème siècle, et a continué pendant au moins les 5 siècles suivants.Le bâtiment principal est impressionnant, il est très haut, admirablement sculpté encore une fois, et toujours très bien conservé.Il est encore en activité, et toute la ville de Hampi s'y retrouve pour les nombreuses festivités autour de son dieu.On y trouve des vaches, bien sûr, dont les passants et pèlerins s'empressent de toucher la tête en signe de bénédiction, et aussi une autre espèce dont on nous avait beaucoup parlé, mais que nous voyons ici pour la première fois, en aussi grande quantité: les singes!

Ils sont ici partout sur les renforts, ils guettent les passants, certainement en quête de nourriture; il nous a été dit qu'il ne faut absolument pas agiter de nourriture sous leur nez, sans quoi ils vous sautent dessus et vous arrachent le tout avec quelques doigts, sans autre forme de procès.Ils véhiculent même parfois la rage, ce qui ne nous rassure pas tellement (on n'est pas hypocondriaques, mais il faut malgré tout se méfier).
Bref, il y a du monde à l'intérieur (qui est un intérieur a ciel ouvert), et ils se tiennent tranquille.La nuit tombe rapidement, et assis sur un rebord à l'intérieur, nous regardons passer une procession d'offrandes pour le dieu du temple; les gens chantent, dansent un peu, sont tous colorés; les enfants sont habillés comme les grands jours, et maquillés comme les adultes;Le tout respire la joie de vivre et de célébrer, ce qui, malgré le nombre de fois que nous le voyons, reste une leçon de vie pour nous français, jamais contents de leur sort!

Après visite des petites échoppes qui bordent le temple, et qui vendent des milliers de minuscules objets en métal, à l'effigie de tous les dieux possibles, les garçons vont chercher le chauffeur, et reviennent nous prendre pour rentrer à l'hôtel à Hospet.Dans la voiture, on sent que la journée a été riche, mais intense... nous parlions de prolonger la soirée, je pense que nous irons directement au lit dans passer par la case soirée!De retour à l'hôtel, nous mangeons un peu puis nous nous couchons bien vite; objectif, nous lever demain à 7h pour pouvoir visiter le reste d'Hampi (nous n'en avons même pas vu un quart!)...