vendredi 12 décembre 2008

Du simple bonheur d'un peu de soleil

Imaginez ... Vous vous réveillez le matin; quoi qu'on en dise, il est encore tôt (7h), et vous êtes un peu bougon à l'idée de devoir aller travailler, en ce matin de décembre...
Un soleil timide perce au travers des rideaux; timide, mais il vous fait sentir qu'il faudra compter avec lui aujourd'hui!
Une douche rapide, et vous vous apprêtez à franchir la porte pour aller prendre le petit déjeuner.
Dehors, ce même soleil encore hésitant vous enveloppe doucement de ses premiers rayons, et une petite musique venue de nulle part vous trotte dans la tête.

Déjeuner pris, retour à l'appartement pour vous laver les dents; vous prenez votre sacoche d'ordinateur sur l'épaule et vous partez courageusement à l'assaut de la rue, dans l'espoir de trouver rapidement un tuktuk aimable, connaissant la destination dont vous murmurez timidement (et mal) le nom en un hindi approximatif;
Le soleil est devenu encourageant, il vous réchauffe le dos tandis que vous gagnez le portail de la résidence, puis doucement le visage lorsque vous attendez, presque désespéré, le long de la route, avec un bras levé pour attirer lesdits tuktuk.
Un petit véhicule jaune et noir s'arrête enfin à votre hauteur et son chauffeur penche sa tête moustachue vers vous d'un air interrogatif: vient le temps de la négociation, et ce matin, pas de quartier!

Quelques secondes plus tard; marché conclu, vous vous installez donc: le bas de votre dos entre en contact avec le cuir du siège, tout chaud de soleil, c'est très agréable!
Sur la route, le soleil, bien plus sûr de lui qu'au réveil, entre par les côtés du tuktuk pour vous baigner de sa lumière chaude et réconfortante;
C'est parti pour 20min de cache cache: vous êtes bien calé au fond du tuktuk, admirant sans vraiment le voir le balais incessant des véhicules autour de vous, qui se font des politesses et obéissent à des règles qu'eux seuls connaissent;
Le soleil, vous l'appréciez presque comme un dû lorsqu'il est là, vous le désirez lorsqu'il se cache derrière le feuillage touffu des arbres qui tapissent le côté de la route, et vous l'accueillez alors comme une bénédiction lorsqu'il fait sa réapparition après 10mètres d'absence durant lesquels vous sentez le frisson guetter; C'est un jeu délicieux.

On arrive en vue de Logica, et on prend la dernière ligne droite: une route presque droite sur un peu moins d'un kilomètre, baignée de soleil, ce soleil qui a pris maintenant possession des lieux et vous fait profiter pleinement de sa force et sa présence.
Vous chanteriez presque à tue-tête, si ce n'étais votre voisine de tuktuk qui dort, bercée par le mouvement régulier du véhicule, et que vous n'osez pas réveiller.
Il fait beau, très beau même, vous pourrez en profiter à midi, lorsque vous sortirez prendre votre déjeuner sur le toit.
C'est une nouvelle journée qui commence, et elle commence bien !


(Cubbon Park dans le centre de Bangalore)

Je vous envoie à tous un grand bout de soleil, pour terminer cette semaine, qui compte notre dernier vendredi en Inde...
Gros Bisous à tous :)

jeudi 11 décembre 2008

Semaine en Inde ... suite

On s'arrete dans un parking au milieu de nul part, en ayant vu presque encore que des taudis et plein de gens, toujours plein de gens. On s'arrete au parking car aucun véhicule polluant ne peut d'approcher de plus d'1 km du TAJ MAHAL. On prend donc un rikshau éléctrique pour aller jusqu'au TAJ MAHAL. On arrive devant une longue route avec des magasins de chaque côté et aussi une longue queue d'indien (que des mecs) au milieu : au moins 200m. Il va falloir attendre.
Notre guide (et oui un guide en plus de notre chauffeur, nous a rejoint à l'hotel) va chercher les billets d'entrée (750 roupie pour moi et 750 pour Isabelle et seulement 20 pour le guide, les indiens paient moins cher pour la visite de tous les monuments. Ce sont les étrangers qui paient plus cher). Le guide revient avec les billets. Il dit à Isabelle de le suivre. Elle va se mettre au bout de la file pour les femmes. (Grand portail avant le Taj Mahal en photo)

Comme on est fouillé pour rentrer dans les batiments, et les femmes ne peuvent que être fouillé par des femmes et dans un petit cabanon proteger du regard des autres. Je ne vous cache pas que peu de femme doivent visiter le TAJ MAHAL car la file des femmes ne fait que 5m à peine. Donc Isabelle a attendu à peu près 2 min à peine contre moi plus de 20 min. Enfin Isabelle nous attendait notre guide et moi juste après les contrôles.

Le TAJ MAHAL : alors on rentre dans une cour sur laquelle donne les trois entrées (côté est, ouest et sud). Du côté nord se trouve un autre portail. Un grand batiment décoré avec un passage au milieu. Quand on passe au milieu de ce portail, on voit apparaître le taj mahal qui se découpe, très bien cadré dans le passage. On voit alors le taj mahal sans rien d'autre autour, juste le TAJ MAHAL !!! Une magnifique tombe de marbre blanc orné de pierre semi précieuse. Une tombe certe assez imprécionnante mais juste une tombe pour une impératrice et un empereur au milieu d'un parc. Cela reste un magnifique batiment symbole de l'amour de l'empereur pour sa reine ce qui fait d'AGRA le ville de l'amour indienne. Plus de détail dans les photos.

Aprés ce batiment symolique de l'Inde, on est rapidement aller manger (il était déjà 14h30). Premier repas indien. Le guide et le chauffeur nous amène devan un restaurant (pour touriste), eux ils mangent rapidement dans leur voiture. Alors Avec Isa on est rentré, je ne sais même plus ce que j'ai pris, un plat de viande en sauce avec du riz (du mouton au curry) enfin bon tous les repas que j'ai fait était très bon, il faut juste bien boire, manger avec beaucoup de riz et les nâne. LES NÂNE (non pas toi Nane !!) ce sont les pains indiens. Il y en a à plein degoût différent. Le premier jour on a pris le fameux cheese nâne (au fromage pour ceux qui ne parle pas anglais) et aussi le gurlic (à l'ail). C'est trop bon, j'ai pris des Nâne différent à presque tout les repas. Du simple au Nâne, à celui fourré au poulet ou encore à différent légume. Un point positif pour la gastronomie indienne !!

Bon alors, sinon, le repas fini, nous somme aller prendre en photo l'exterieur du grand fort rouge d'Agra. On pouvait le visiter, mais c'était payant en plus et il n'y a rien à l'interieur. Aprés le fort, nous avons eu le droit aux magasins. Là encore c'était circuit organisé par le guide. On s'est retrouvé dans un magasin au fond d'une impasse qui fait de la maquetterie sur le marbre, en gros ils incustrent des pierres semi-précieuse dans le marbre. Comme est fait le TAJ MAHAL. (<-- Pierres semi précieuses incrustées dans le marbre du Taj Mahal) Il découpe la forme qu'ils veulent pour la décoration sur 1mm de profondeur, ils taillent ensuite les pierres semi-précieuse à la bonne forme. Il colle le tout avec une colle faite maison et ponse le marbre et les pierre avec un sorte de pierre ponce humide. A la fin les pierre semi-précieuse sont très bien encastré dans le marbre, le poncage rend le tout très lisse, on distingue à peine sous la main la séparation entre le marbre et les pierres. Ils ont donc fait le taj mahal comme ça. Cela représente un nombre d'heure pharaonique !!! Sinon ils en font aussi des tables pour prendre le thé ou des figurine. Nous en a acheté un dieu éléphant comme ça. Vous pourez le voir chez nous.

Ensuite on a eu le droit à un magasin de pierre précieuse. Isabelle a presque craqué pour des saphir je crois (mais bon c'était trop cher quand même ...) Puis retour à l'hotel à 18h. DODO aussitôt. On s'est reveillé à 21h pour aller manger (ben oui quand même ...) puis DODO jusqu'au lendemain 7h.

Le lendemain c'est direction Jaipur !!!

G.

mercredi 3 décembre 2008

Semaine en INDE

Chose promie, chose due. Je vous raconte notre semaine en INDE avec Isa.

Arrivé samedi dans l'aprés midi, Isabelle a visité en troisième vitesse les monuments de Delhi. Les monuments ferment à 17h en INDE. Du coup, Isabelle a vu rapidement une tombe d'un empereur, une immense tour et je sais plus trop quoi. Il faudra lui demander sa version des faits.

Bon et moi j'arrive plus tard dans l'histoire. Isabelle a eu le temps de passer à l'hotel, se changer, manger, puis attendre ... 22h. Là le chauffeur de taxi est passé prendre Isabelle pour l'amener à l'aéroport. Une heure de trajet. Là voici donc à 23h à l'aéroport pour m'attendre. Mon vol devait atterrir à 23h à peu prêt. Donc ell était presque dans les temps (sans vraiment compter les papiers à faire quand on arrive). Mais bon, mon vol a pris une demi heure ai début. Donc arrivé à 23h30 à Delhi. Le temps de passer les douanes : minuit. Le tempon sur mon visa est à la date du dimanche, donc c'était minuit passé. Puis le temps de récupérer ma valise, et oui elle est arrivée dans les dernières de l'avion : j'ai donc vu passé à peu près 500 baggages avant la mienne, et aussi par la même occasion attendu une bonne heure. Du coup je n'ai pu rejoindre mon Isabelle que vers les 1h du matin passé. Juste avant de pouvoir rejoindre ma Isabelle sans la toucher (car en Inde il faut pas faire trop d'effusion physique ...), j'ai du passé à travers une allèe tres longue de plein d'indiens avec des pancartes de gens qu'ils venaient chercher. Puis mon Isabelle !!!

Nous avons rejoins le chauffeur et son taxi: une grosse toyota pouvant accueillir 7 personnes si on mettaient tous les sièges, mais il n'y avait que nos deux places à l'arrière. Bref une voiture bien confortable pour les 4 jours de notre voyage dans le nord. Et donc une bonne heure de route dans Delhi, pendant ce temps j'ai pu admirer les vaches, les temples, les routes indiennes (où l'anarchie reigne ...). Enfin arrivé à l'hotel à 2h du matin passé, nous avons pu rejoindre notre chambre. Le temps de monter, de nous préparer pour dormir, d'apprendre que le reveil sonnerai le lendemain à 6h pour un départ à 6h30 (donc 3h de sommeil) et hop au lit !!! (et encore nous avions gagné une demi heure à cause de l'heure tardive du couché : merci HOM. Hom c'est notre chauffeur en fait.)

Dimanche matin, 6h reveil, bon ok c'est Isa qui s'y coule et se reveil en première. Le temps qu'elle prenne sa douche puis me reveille, que je fasse mes ablutions et 6h30 dans la voiture en direction d'AGRA la ville du TAJ MAHAL. Juste 4h de voiture. Une première pause à 8h pour le petit dejeuner sur la route, et vers 10h30 nous avions eu le droit de nous arreter devant un grand temple blanc sensé être sur le lieu de naissance de KRISHNA, le dieu humain indien.
Le long de la route, beaucoup de taudis, peu de maison en bonne état. De long en loin des petits ou grand temples toujours en bon état eux. Et plein de gens partout. Pauvre pour la plupart. La route n'est pas vraiment en très bon état. Des trous un peu partout, les lignes blanches le long de la route evite les arbres qui ont poussé jsute sur le côté un peu trop près. Et des travaux un peu partout, pour ces travaux, pas beaucoup de grosse machine, mais elles sont remplacées par juste beaucoup d'homme. Dix hommes creusent aussi bien, peut être pas aussi vite, mais bon, qu'une pelleteuse.

11H20, on arrive à Agra. Juste avant d'arriver à l'hotel, nous avons croissè une voie ferrée et un train qui allait passer: les barrière baissée quoi. Bon cela n'empêche pas tous les scooter de passer sous les barrière pendant au moins 5 min. Pendant ces même 5 min, des deux côtés de la voie ferrée derrière les barrières, les routes sont blindés de monde : vélo, scooter, moto, voiture, camion. Et comme il ne connaisse pas l'utilité des deux voies, à gauche pour un sens et à droite dans l'autre, les deux voies de deux côtés sont noires de véhicules. Du coup aprés le pasage du train, ben ça été un beau bordel ...
12h arrivé à l'hotel. Cet hotel sera comme le premier : bien! Un bon lit, une salle de bain avec baignoire (ce qui est rare d'après Isabelle), une télé avec plein de chaîne. Donc 12h en s'enregistre à l'hotel. 12H30 on est de nouveau dans la voiture, objectif le TAJ MAHAL !!!!

G.

vendredi 7 novembre 2008

Un WE dans le Kerala ...

Nous décidons de passer le WE du 26 dans le Kerala, qui est une région au sud ouest de Bangalore, et dont on nous a vanté la beauté naturelle.Nous y passerons donc 3 jours, le lundi étant férié pour cause de fête religieuse du nom de Diwali, et ce jour nous ayant été gracieusement accordé par nos chefs.
L'objectif est de visiter les canaux et leurs alentours en nous promenant sans effort dans un "boathouse" au sein des "Backwaters", comprenez une maison sur un bateau.

Le taxi qui nous emmène à l'aéroport est le plus confortable jamais emprunté, c'est une Logan, l'intérieur est propre, silencieux et douillet, légèrement parfumé; le parfum est certes artificiel, mais propice à l'éveil doux et progressif de nos sens à l'aube naissante de ce samedi.Si tôt (il est 4h), nous croisons peu de monde sur la route, hormis les chanceux comme nous qui peuvent s'offrir un WE en dehors de la ville, et que nous accompagnons jusque l'aéroport.Sur le chemin, nous voyons très peu de signes visibles d'activité. de loin en loin, les lumières des chantiers d'habitation s'allument et brillent, laissant apparaître en ombres chinoises les silhouettes des ouvriers matinaux qui s'étirent longuement avant de se mettre à l'ouvrage; au rond point, on aperçoit le fantôme d'un tracteur qui s'éloigne lourdement et silencieusement dans la nuit, figure improbable en pleine journée, mais à laquelle la nuit finissante confère une majesté certaine.La ville s'éveille doucement; d'ici quelques heures, elle bourdonnera de l'agitation harmonieuse et incessante de ses habitants.
Nous gagnons la voie rapide qui s'étire en dehors de la ville vers la promesse d'un WE sous des cieux plus cléments (il pleut à Bangalore); mes compagnons de route ont cédé au sommeil, je prendrai certainement leur relais dans l'avion!

L'avion est annoncé à l'heure, et après tous les contrôles d'usage (qui semblent très nombreux et rigoureux, mais qui ont certainement un pouvoir plus dissuasif que réellement sanctionnant), nous montons enfin dans l'avion. Celui-ci nous dépose une heure plus tard dans l'aéroport de Cochin, où nous attend notre chauffeur envoyé par l'agence avec une pancarte à notre nom (la classe!). Ici il fait plutôt beau, le soleil timide de cette matinée est malgré tout prometteur, il sèchera vite les dernières traces de pluie que nous apercevons au sol.

La voiture nous emmène vers la ville même de Cochin, que nous avons le temps de visiter avant de nous rendre à l'embarcadère.Il s'agit d'une ville réputée historique, et nous établissons un parcours de santé léger:
- d'abord le port de pêche, avec ses grands filets bleus que les pêcheurs finissent de nettoyer, à peine accrochés aux mâts, se balançant en équilibre précaire au dessus du vide;et leurs vendeurs qui présentent le poisson encore frétillant aux acheteurs touristes comme nous, ou aux connaisseurs et autres cuisiniers des grands restaurants du coin;
- ensuite un magasin supposé nous présenter des vêtements indiens et toute une quantité d'objets associés, mais qui nous déçoit beaucoup, parce qu'il n'est en fait qu'une fausse boutique bohème où seuls les riches touristes peuvent trouver leur bonheur;
- puis une église catholique, très simple, au sein de laquelle le fidèle est prié d'ôter ses chaussures, comme dans la plupart des lieux saints ici;
- puis le quartier juif de la ville, très touristique, avec ses milliers de petites boutiques alignées dont le propriétaire est planté sur le pas de porte, à l'affût du client étranger;Ces propriétaires savent repérer les flâneurs indécis, et en un clin d'oeil, vous font réaliser que, oui! vous aviez toujours rêvé de cet éléphant en marbre à 5000 rupee, pour pouvoir l'offrir à votre tante que vous n'avez pas vu depuis longtemps (on dirait presque qu'il connaît la famille!), et ça tombe bien, il est dans son magasin!Et comme vous êtes sympathiques, il vous fait une ristourne, sans même avoir besoin de demander, l'éléphant choit à 3500 rupee!Il faut donc faire preuve de beaucoup d'habileté pour échapper sans dommage à ce genre de pièges, et nous nous y employons de notre mieux pendant 2 bonnes heures...
- pour finir, la synagogue du quartier; pour y rentrer, il faut être vêtu correctement: un "chasseur" détecte et dénonce le moindre bout de chair qui aurait l'audace de dépasser.Aurélie et moi (on nous reproche toujours d'avoir 3000 bouts de tissus qui traînent partout, pour le coup ça a bien servi!) nous habillons donc pour rentrer, tandis que les garçons (en bermuda et tongs) nous attendent dehors.L'intérieur est très différent d'un église catholique: aucune représentation de la divinité; au plafond pendent des dizaines de candélabres, qu'on imagine allumés de nuit dans une farandole de lumières joyeuses au dessus des têtes des fidèles;la pièce, unique, est relativement petite, avec une sorte de chaire en bois en son centre, tournée vers l'autel principal, caché à nos yeux impurs par un lourd tissu bleu roi. Le long des deux murs de côté courent des bancs de bois très simples, certainement prévus pour soutenir les croyants fatigués.Une mezzanine, à laquelle nous n'avons pas accès, semble offrir quelques rangs de bancs en bois supplémentaires, probablement réservés aux fidèles notables de la ville.L'ensemble est très paisible, peu décoré hormis les lustres, mais dégage une sorte de richesse dans la simplicité, tout à fait remarquable.

Le temps file, avec toutes ces découvertes, et le chauffeur nous fait signe qu'il est temps de gagner le bateau. Sur la route qui y mène, de nombreux monticules bruns clairs de ce qui semble de loin être des graines tapissent le bas côté; dans les champs voisins, les paysans s'affairent, de l'eau jusqu'aux mollets, courbés en deux pour atteindre la racine des plants.Le chauffeur, voyant notre intérêt pour les choses, s'arrête obligeamment, et va nous chercher le précieux contenu: c'est du riz!Il est encore dans sa cosse, que nous nous empressons maladroitement d'enlever, pour découvrir un grain de riz presque blanc, tout a fait prêt à la consommation!

Après avoir soigneusement rangé ces précieuses graines d'or, nous reprenons la route pour arriver quelques instants plus tard en vue de l'embarcadère où nous devons trouver notre bateau.Le bateau en question est constitué d'une sorte de paille solide tressée qui défini les courbes et les arceaux de notre habitation pour 3 jours. Le capitaine et un homme de l'agence de voyage nous accueillent avec forces révérences, et nous font visiter les lieux: à l'intérieur, 2 chambres, avec chacune une micro salle de bain;Une sorte de salon-salle à manger est constituée sur le pont. Le tout est en bois et plutôt joli.
Après validation de notre part, le bateau quitte donc le quai, et nous voilà partis pour 3 jours de balade sur les canaux, une noix de coco à boire à la paille chacun :)

Pendant ces trois jours, nous ne faisons pas grand-chose. Nous nous levons pour le petit déjeuner, préparé par le cuisinier du bateau, nous paressons sur le pont dans les fauteuils en regardant défiler les rives.Ces rives sont d'ailleurs riches en évènements et en tableaux colorés: de loin en loin, des femmes battent le linge avec une énergie qui force l'admiration;un homme qui prend son bain est méconnaissable sous le savon qui le couvre entièrement de blanc;le vendeur de crevettes de 50cm de long passe dans sa pirogue le long du bateau, nous montrant ses prises au passage, espérant s'attirer ainsi des clients généreux;des églises dressent fièrement de place en place leur clocher bleu ciel ou rose pâle;les enfants qui nous voient passer nous font de grands signes en nous adressant un retentissant 'Hi' souriant, auquel nous nous faisons toujours un plaisir de répondre sur le même ton;nous traversons lentement et silencieusement de grands lacs à la surface tranquille et imperturbable, sur laquelle se meuvent d'autres bateaux dont les occupants nous regardent avec autant de curiosité que nous les regardons.

Notre première nuit fût un peu plus agitée que les journées, et pour cause: une fois la nuit tombée, la lumière du bateau attirait bien trop d'insectes suceurs de sang français et autres paludismes ambulants; nous décidons donc de rentrer jouer aux cartes à l'intérieur;Nous allons donc dans la chambre des garçons, et nous installons tous pour jouer.L'heure avançant, vient le temps pour les filles de regagner leurs pénates, afin de profiter de la journée du lendemain.Je me lève donc pour sortir, et vais pour ouvrir la porte, quand, stupeur! un CAFARD me saut presque dessus! Et pas n'importe quel cafard, un cafard qui fait bien 10cm de long (sans mentir, il était bien gros), et qui malgré sa taille imposante, n'en est pas moins rapide, le bougre!Pour moi, pauvre fille des villes, le dégoût est immédiat! Je saute "élégamment" sur le lit en exhortant "calmement" les garçons à prendre leur rôle en main!La bataille fut longue, mais victorieuse pour Aurélie et Arnaud, qui nous ont courageusement sauvés d'une mort certaine à coups de tatane sur tous les murs de la chambre.Le répit fut de courte durée... Une fois l'agitation de la victoire retombée, et avec elle le silence, nous nous apercevons avec effroi que quelque chose (quelque chose de gros au vu du bruit), gratte au coin du mur extérieur, probablement dans l'espoir d'entrer par ce biais dans le bateau!

Il devient alors évident pour moi que si je veux rester en vie, il faut regagner notre chambre, et dormir vite avec les yeux fermés très forts...
Aurélie, comprenant bien que la peur me paralyse plus ou moins, prend son courage à deux mains et décide d'ouvrir la voie vers notre chambre.Elle fait quelques pas dans le couloir, et reviens rapidement avec les yeux grands ouverts, et un rire jaune au coin des lèvres..."Je crois qu'il y a quelque chose dans le couloir, j'ai marché sur un truc mou, puis dur, je crois que c'était une main!".
Bon.
Nous voilà bien.
...
Raisonnons: le mécanicien, ou le cuisiner, dors probablement dans le couloir, emmitouflé dans sa moustiquaire... Mais nous devons passer!Impossible bien sûr de l'enjamber, le couloir est très étroit ...Il nous faut donc le réveiller, et nous n'en sommes pas très fiers ...
Nous regagnons donc finalement notre chambre, un peu tremblantes, et installons rapidement la moustiquaire au dessus du lit, avant de nous coucher.La vision des cafards me hante encore, et je m'endors d'un sommeil agité... vivement le lever du soleil!
La seconde nuit se passe mieux; nous décidons de jouer dans notre chambre, histoire que ce soient les garçons qui aient à se déplacer cette fois ci.Pas de cafard à l'horizon, et nous nous couchons rapidement, chacun sauf chez soi.

Les repas durant ces trois jours sont divins! Le cuisinier nous prépare des plats de sa région, et il en fait beaucoup!Chaque déjeuner et dîner est composé d'au moins 3-4 plats de légumes cuisinés, jaunes, verts, rouges, de riz, de chips faits "bateau".L'aspect visuel est plutôt engageant, et le goût est simplement propice à un ravissement des papilles.Les petits déjeuners, quant à eux, sont plus frugaux que ceux auxquels nous sommes habitués depuis 2 mois: 2 oeufs durs, 4 tranches de pain de mie avec du beurre et de la confiture, des fruits, et du thé.Pour chaque repas, le bateau doit s'arrêter. Et à chaque arrêt, les enfants qui passent a proximité du bateau nous saluent timidement, avant de nous demander si nous n'aurions pas un stylo pour eux.Nous nous retrouvons bien bêtes de ne pas pouvoir répondre à cette demande si simple, et qui leur aurait fait tant plaisir... c'est juré, pour la "prochaine fois", nous aurons de quoi faire!

Nous avons la chance, pendant ces 3 jours, de n'avoir pas trop de pluie. Nous avons même parfois le plaisir de faire une sieste au soleil :)Lorsque le retour se fait sentir, nous sommes tous à la fois contents et un peu déçus de quitter un tel calme; cette garantie de farniente si paisible va certainement nous manquer...C'était notre dernier WE tous les 4 ensemble, et nous sommes malgré tout heureux que notre "cohabitation" se termine sur une aussi bonne note de détente :)

Le Kerala est vraiment une région magnifique, très verte, très tranquille, dont nous garderons un très "vif" souvenir! :)

A bientôt!

jeudi 23 octobre 2008

Premières impressions ... retour en Inde

Je retrouve avec plaisir l'exercice de l'écriture, après 2 jours de ré acclimatation...
Pour situer les choses dans leur contexte, j'ai passé 2 semaines en France à mon retour d'Inde.
Une semaine au boulot, une semaine de vacances avec mon amoureux :).
Et puis il a fallu préparer le retour...

Avant le départ, l'art du remplissage de la valise est un exercice périlleux, que je croyais maîtrisé.
Ma nouvelle valise (je confirme, elle est esthétique ET fonctionnelle) rempli son office, elle contient fièrement mes 23 kilos de bagages, parmi lesquels on trouve en vrac, hormis les vêtements: 4 saucissons, 1 camembert, 1/4 de jambon de pays, 2 bouteilles de vin rouge, une bouteille de rinquinquin (merci GG), un énorme paquet de M&M's, 4 plaquettes de chocolat, une boite de petits desserts de Lindt, et des chewing-gum.
Ceci constitue la panoplie indispensable à la survie en Inde.
Évidemment, tout n'est pas pour moi, loin s'en faut; je me suis réservé un saucisson, rien de plus :)
Le reste sera réparti entre mes collègues français (qui attendent ma venue avec impatience, vous comprenez pourquoi), mes collègues indiens (chocolat), et quelques connaissances indiennes (le vin).

Je vous passe le trajet en avion. A la descente, après récupération des bagages (imaginez mon émotion de voir ma nouvelle valise venir vers moi sur le tapis roulant, contenant toujours son précieux chargement), je sors de l'aéroport.
La première chose qui me saisit, c'est l'odeur très nette que je peux sentir.

Je n'ai pas beaucoup parlé des odeurs au cours de mes digressions sur nos diverses expériences en Inde.
C'est pourtant une composante indissociable de tout ce qui constitue l'Inde. Les odeurs sont présentes partout, pas toujours agréables, vous vous en doutez, mais très révélatrices du genre d'endroit dans lequel vous vous trouvez.
Par exemple, dans les halls d'hôtels un peu classe, ça sent toujours légèrement le parfum de fleur (souvent le jasmin, fraîchement coupé);

L'odeur qui me saisit en sortant m'évoque un mélange de poudre pour bindi (le petit point sur le front), de cuir, de henné peut être; c'est une odeur qui m'évoque l'ambiance des temples de quartier, la chaleur des indiens.
Elle me donne envie de couleurs et de vie; elle me donne l'impression que je ne suis jamais partie.

Je suis de retour en Inde !

jeudi 2 octobre 2008

Dernier jour en Inde ...

Ce matin, je me lève doucement, à 8h. C'est mon dernier jour ici...Depuis hier, je suis "toute seule" dans l'hôtel: Pierre et Aurélie sont aux Maldives, Arnaud et sa mère en WE à Pondichéry.

Je n'ai pas trop le moral, curieusement ... bien sûr, je suis plus que ravie de rentrer, je vais enfin revoir tous ceux qui m'ont manqué !!!!!!Mais d'un autre côté, je vais quitter ce petit monde si particulier auquel je me suis plutôt bien fait ces deux derniers mois.Je crois que l'ambiance de l'Inde globalement, et surtout celle de BAngalore, va me manquer. Cette espèce de nonchalance permanente qui fait oublier le temps, cette vision optimiste des choses de la vie qui fait que malgré le peu de choses que les indiens ont, ils trouvent toujours des millions de raisons de faire la fête malgré tout.


Je ne suis pas en vacances aujourd'hui, je travaille tranquillement à l'hôtel, puisque c'est jour férié (comme hier).Je profite d'être sur place pour faire tranquillement ma valise.Moi qui faisait la maligne à l'aller avec mes tous petits 15,6kg, je pense que je vais pleurer au retour : il a fallu que je m'assoies sur ma valise pour pouvoir la fermer!Enfin, le principal c'est d'y être parvenu!
Presque 18h, la lumière dehors faiblit, l'ambiance devient sombre, il se met à pleuvoir, il commence même à faire orage... triste reflet de mon humeur du moment, mais d'un côté, je n'aurai pas le regret de quitter un pays ensoleillé :)


Allez, fini de s'apitoyer sur son sort, j'ai été payer l'hôtel (ce qui a encore été épique, dans le style: je te fais payer deux fois la même chose et en plus tu râles ?), je finis les petits travaux qu'il me reste avant de remballer mon pc.Le taxi vient me prendre à 22h30, l'avions décolle demain matin à 1h50 ... J'espère que nous n'aurons pas trop de retard... mais dans tous les cas, je dormirai dans l'avion !!!Demain, je suis à Toulouse !!!!!!!!!!!!!!!!!!


Prochain article avec mes impressions en rentrant !!!!!!


Merci à tous ceux qui ont eu la patience de me lire jusqu'au bout, malgré mon inconstance.

Gros bisous à tous, et à bientôt !!!

Un WE dans la région de Coorg ...

Le WE du 25-26, nous décidons d'aller visiter la région de Coorg, au sud ouest de Bangalore, qui est surnommée l'Ecosse indienne, avec Arnaud, Pierre et Aurélie.Il s'agit a priori d'une région plutôt humide, et donc très verte.Nous comptons y trouver des plantations de thé et de café, des champs de récolte de miel, et des rizières.Les garçons pensent pouvoir jouer au golf et pêcher (chacun son truc!).


Le départ est fixé à 5h, ça nous semble raisonnable au vu des horaires que nous avons déjà fait pour d'autres WE.Nous nous retrouvons donc en bas, et montons dans le taxi; nous avons la joie de retrouver notre chauffeur de Pondichéry, qui, malgré le fait de ne pas toujours nous avoir bien aiguillé, a bien le mérite d'être vraiment très gentil!Cette fois-ci, nous avons tous emmené notre oreiller pour pouvoir s'installer au mieux dans la voiture.


Nous arrivons dans la région de Coorg, dans la ville de Madikéri, aux alentours de 10h30.Comme d'habitude, le premier objectif, c'est l'hôtel. Nous mettons bien 30min avant d'atteindre l'hôtel en question, qui est haut perché dans les hauteurs; on y accède par de petites routes sinueuses qui passent au milieu des rizières d'un vert surprenant.L'hôtel en question est agréablement surprenant: nous avons cette fois-ci la chance d'avoir un rideau de douche dans la salle de bain !!!!!!Du fait du départ un peu tôt ce matin, nous n'avons pas petit déjeuné... nous devons donc tester ce que nous propose l'hôtel; au menu, des oeufs sur le plat et les toasts qui vont avec, du thé, un jus de fruits frais, des céréales... et d'un coup, tout va mieux :)


Après installation, nous partons pour visiter un fort qui se trouve à juste 5 min à l'hôtel.Nous pensions trouver un immense fort, du genre fortification contre l'ennemi, mais en réalité le tout ressemble à une sorte d'ancien monastère carré, organisé autour d'une cour centrale.L'ensemble est maintenant investi par des services publics du gouvernement.Le jardin qui l'entoure contient dans un coin deux sculptures d'éléphants assez effrayantes, du fait de leurs yeux blancs qui nous regardent fixement...Un peu plus loin, une petite porte nous amène dans une autre cour intérieure sur le côté de laquelle nous voyons un temple bleu tout simple.Nous continuons notre tour pour nous retrouver devant une ancienne église transformée en musée. A l'intérieur, quelques pièces sculptées de divinités en pierre, quelques vêtements d'une époque lointaine, et un tigre empaillé, à la fois effrayant de par son état, et magnifique.


Nous décidons ensuite de nous rendre à un temple tout proche également, curieusement un des rares temples de la région mentionnés dans les guides.Le devant du temple est constitué d'une sorte de lac carré dans lequel nous apercevons une carpe énorme, qui, nous l'apprenons ensuite, a été postée là pour nettoyer l'eau du lac!Du temple en lui même, nous ne verrons pas grand-chose, puisqu'il est fermé à l'heure où nous arrivons. Nous en faisons quand même le tour, mais il n'y a rien de vraiment intéressant à voir.


Sur le chemin du retour à l'hôtel (oui, ça ne fait que 3h que nous avons mangé, et nous avons faim), nous nous arrêtons au "Raja's seat", un jardin jadis constitué pour le Raja, qui aimait passer du temps à contempler la vue magnifique qui lui était offerte depuis un siège placé juste au bord de la colline.On peut voir toute la vallée d'ici, une vallée incroyablement verte et paisible, comparé au reste de ce que nous avons vu de l'Inde. Des rizières et des forets entières se déploient sous nos yeux.Nous nous asseyons donc bien 30min tranquillement sur les bancs prévus à cet effet, qui font face à cette merveille de quiétude. On comprend bien le Raja !!


Après manger, nous nous arrangeons avec le "travel desk" de l'hôtel pour nous trouver un guide qui pourra nous emmener dans les plantations de thé et de café.En sa compagnie, nous nous enfonçons dans les collines qui entourent Madikéri, à la recherche de plantations de café.Nous traversons un pont, au bord duquel nous trouvons un "lemon tree" dont les feuilles sentent très fort et très bon le citron; Nous continuons de marcher un peu dans ce paysage enchanteur et tellement reposant! C'est vert partout, il n'y a presque aucun bruit alentour, mis à part les quelques vaches qui broutent tranquillement dans d'anciennes rizières transformées en champs de pâture.Nous passons sous une arche de verdure, puis nous apercevons notre (en tous cas "mon") premier plant de café !!!


Nous traversons ainsi toute la plantation, apercevant au passage des plants de "Robusta", d'"Arabica", d'ananas, de poivre, de bananes, et une curieuse cucurbitacée minuscule.Toute la plantation est en sous bois, il y fait frais malgré la chaleur au soleil, c'est très agréable!


Une fois sortis de la plantation, le guide nous propose de descendre jusqu'à une cascade a priori connue de la région.Nous descendons doucement à pied par la route, il n'y a pas beaucoup de voitures, et puis ca nous permet de profiter du paysage offert par l'à-pic.La cascade est un peu cachée, il faut descendre beaucoup et s'enfoncer dans les bois pour la trouver, mais elle en vaut le coup!Elle fait bien 10 à 15 mètres de large à sa chute (ça n'est pas les chutes d'Iguaçu, mais on fait avec!).Avant d'y arriver, nous croisons des dizaines de jeunes gens qui semblent s'acharner sur leurs pieds humides avant de remettre leurs chaussures, et il nous revient en tête les recommandations de notre collègue Praveen: penser à prendre des chaussures fermées pour éviter ... les sangsues !!!Nous sommes prudents, aucun d'entre nous n'était en tongs ce jour-là!


Nous contemplons donc les chutes, sans s'approcher; il est interdit de descendre près de l'eau, probablement du fait des petites bêtes suceuses de sang... le mystère de la baignade des jeunes gens que nous avons croisés en route reste entier!Pour remonter à notre point de départ, le guide nous propose de prendre une route pittoresque, en coupant à travers les bois.L'esprit aventureux, ni une ni deux, nous sautons sur l'occasion, sans savoir ce qui nous attend:Une pente à au moins 80% sur 10km (oui, d'accord, j'exagère un peu, mais c'était pentu, et long!), avec des sangsues partout par terre, vivantes, et à l'affût de nos tendres petites chaires, le tout parcouru a moitié accroupi pour éviter les branchages qui nous fouettent en passant, mais en sautant quand même de temps en temps, pour escalader les troncs d'arbres tombés sur le chemin;Evidemment, je vous passe l'étroitesse dudit chemin, sur lequel par endroit nous ne pouvons vraiment poser qu'un seul pied, en regardant avec appréhension le gouffre qui s'ouvre à notre droite ...Nous n'avons perdu personne, et c'est le principal n'est-ce pas ?!


Pour terminer ce parcours du combattant, nous devons passer un "pont" fait de deux troncs d'arbres reliés entre eux par de petites branches disposées à intervalles réguliers de 50cm environ, et le long duquel court un câble en fer, histoire de sécuriser le tout ... Passage obligé au dessus des eaux rugissantes qui alimentent la cascade maintenant lointaine.Pour ceux qui connaissent mon appréhension du vide, vous comprendrez bien que j'étais servie!Mais je suis quand même passée, sans traîner, sans faire la fanfaronne, l'important étant d'arriver de l'autre côté!


Pff, journée éprouvante et sportive au final! Nous avons même croisé des araignées impressionnantes, et des escargots rouges presque de la taille d'une main!Nous allons donc nous coucher fatigués, mais heureux!


Le lendemain matin, nous prévoyons de nous rendre dans une réserve d'éléphants, qui, sur le papier, promet une ballade à dos de bête!!!Nous nous levons aux environs de 7 heures pour pouvoir y être suffisamment tôt pour en profiter; Evidement, nous embarquons les oreillers avec nous, histoire de finir notre nuit sur le trajet :)A l'arrivée, nous nous trouvons face à un cours d'eau, dans lequel sautent joyeusement des dizaines d'indiens, prudemment munis de gilets de sauvetage ...(Il faut savoir que contrairement à nous, les indiens n'apprennent pas à nager à l'école, et il y a nettement moins de maisons qui ont une piscine que par chez nous ...)

Nous préférons affréter un bateau pour nous rendre de l'autre côté, où nous attendent les éléphants!


La traversée est rapide, 5min a peine.Nous débarquons, et apercevons déjà un éléphant! Déception, il est entravé sévèrement.Nous verrons ensuite de nombreux éléphants, mais tous entravés à l'aide de grosses chaînes métalliques qu'ils traînent derrière eux lourdement.J'avoue être un peu déçue de ce que nous voyons, nous nous attendions à une sorte de réserve un peu sauvage, mais en réalité il s'agit d'un commerce industriel bien huilé qui met à profit l'intérêt des gens pour les éléphants;Les maîtres de ces éléphants leur font faire toutes sortes de figures, on se croirait au cirque, et ils les dirigent à l'aide d'un bâton terminé par un crochet métallique qu'ils enfoncent derrière l'oreille de l'animal pour le diriger ... un peu cruel à mon goût.


Ne voulant pas nous être déplacés pour rien, nous profitons malgré tout de la balade, mais mon coeur n'y est pas vraiment vraiment. C'était ceci dit une expérience à tenter!Nous assistons ensuite à leur bain dans la rivière, qui, à voir de notre point de vue, semblait nettement plus agréable: les éléphants sont couchés dans l'eau, et se font frotter le dos, les jambes, la tête, tout ce qui dépasse, par leur maître.Ils ne protestent même pas, ils ont l'air bien!Pierre, soucieux de communier avec la nature, et ayant très envie d'un bain, saute dans l'eau sans attendre et fait quelques brasses sous l'oeil incrédule des indiens qui attendent le prochain bateau sur la rive.


Au retour de cette petite balade, nous décidons de partir à la recherche des fameux plants de thé, pour faire le pendant au café.Le chauffeur prend ses renseignements, et nous voilà partis!Dans le genre "aventure de fin du monde", je crois que nous avons atteint un certain niveau:Plus nous nous enfoncions dans la "jungle", plus les gens que nous croisions nous disaient que les plantations étaient proches, mais nous ne les atteignons jamais ... et plus la route se dégradait: nous sommes passés d'une route goudronnée à une route en terre, puis à une route constituée de gros cailloux sur laquelle le chauffeur faisait avancer doucement la voiture, cahin caha ...Au bout de quelques kilomètres infructueux, nous décidons de faire demi tour ??? Il ne s'agirait pas de se retrouver coincés ici à la nuit tombée, simplement parce que la conduite serait trop dangereuse!Au final, nous repassons devant des plants secs et coupés que le chauffeur nous avait montré au début de notre périple: ce seront les seuls plants de thé que nous verrons du voyage (mauvaise saison sans doute ...)


Au retour, nous nous arrêtons à une réserve de bambous, malheureusement fermée du fait de l'heure (il est 18h, un dimanche).Le chauffeur, voyant notre désespoir, négocie avec le garde à l'entrée pour nous laisser entrer rien que 5min, ce que nous faisons; le temps de constater que la nuit tombe vite, que le pont pour accéder à la réserve est suspendu et balance quand même un peu, et nous voilà de nouveau dans la voiture, oreillers sur la joue, prêts pour le voyage de retour vers Bangalore.


Dernière petite frayeur du WE, nous faisons près de 30 kilomètres sur la réserve, tous inquiets à l'idée de devoir pousser ... Au final, nous trouvons une pompe à essence, et rentrons sains et saufs, fatigués mais encore une fois ravis, de ce petit WE dans la région verte de Coorg ...


Bisous, a bientôt!!